Un homme du métier

Un homme connu par « le sérieux et la rigueur », nous disent presque tous ceux qui l’ont côtoyé. Mais il est aussi réputé par le sens de l’humour, notamment lorsqu’il s’adresse à ses proches en dialecte articulé dans sa région natale, Tahala. Mohamed Boutaleb, le tout nouveau ministre de l’Energie et des Mines doit sa réussite à ses compétences, son esprit créatif, son audace et son intuition. Né à Tahala, dans la province de Taza, en 1951, M. Boutaleb est à la fois énarque et politique. Critère fortement demandé en matière de bonne gouvernance, dans la nouvelle ère. Dès son jeune âge, racontent ses amis, il était un brillant élève. Souvent, il s’était distingué en étant exemplaire en classe dans les études et en discipline envers ses professeurs et l’ensemble des élèves de ses promotions.
Après des études primaires à Tahala et secondaires à Rabat, il décroche son baccalauréat, en sciences mathématiques. Là, il opte pour le secteur de l’énergie et des mines. Ainsi, en 1980, il obtient le diplôme d’ingénieur géologue, après des études universitaires à l’école nationale supérieure de géologie appliquée et de prospection, à l’Institut polytechnique de Nancy, et puis un diplôme des études approfondies (DEA) en matières premières minérales et énergétiques. Au cours de la même année, il fût recruté en tant que maître assistant à l’Ecole Nationale de l’Industrie Minérale (ENIM). Soucieux d’aller plus loin dans le secteur de l’énergie et des mines, il continue en parallèle ses recherches en la matière. Il devient Maître de conférence puis Professeur de l’enseignement supérieur à la même école. Et, en 1988, il décroche un doctorat d’Etat en géochimie. Responsable du laboratoire métallogénie et géochimie, M. Boutaleb a été élu par ses pairs, pour deux mandats successifs, chef de département des sciences de la terre de l’ENIM (1992-1995).
A partir de 1995, il fut appelé au ministère de l’Energie et des Mines pour participer à la réflexion et à l’élaboration de la stratégie minière et énergétique du pays. M. Boutaleb a également occupé, entre 1995 et 2000, les postes de chef de division, directeur adjoint de la géologie, et directeur par intérim de la géologie auprès du ministère de l’Energie et des Mines et directeur du projet (PNCG), Plan national de cartographie géologique entre 1996 et 2000.
Entre août 2000 et mars 2002, l’actuel ministre de l’Industrie et des Mines avait assuré les fonctions de directeur de cabinet au sein de la direction générale de l’ONAREP/BRPM. En avril 2002, M. Boutaleb est nommé secrétaire général de l’ONAREP/BRPM, poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination par le Souverain, le 7 novembre, ministre de l’Energie et des Mines. Son parcours universitaire et professionnel montre qu’il s’agit d’un homme du terrain, du domaine. Il maîtrise parfaitement les rouages de son ministère, comme il connaît très bien les circuits de l’ONAREP qui intervient également dans le secteur, par la direction et le contrôle de certaines opérations pétrolières. Mais il n’est pas resté, entre temps, loin de la politique.
Au début des années quatre-vingt-dix, il intègre le Mouvement national populaire (MNP) et devient très actif dans le parti. En 1992, il est élu conseiller communal à Tahala, avec un score écrasant. Et une première expérience dans la gestion de la chose locale. M. Boutaleb, aux commandes du département de l’Energie et des Mines, n’a pas encore décliné sa stratégie. Quant à son cabinet au ministère, il est on ne peut plus rigoureux là-dessus. « L’équipe doit être très compétente dans le domaine. Une équipe de confiance. Je vais choisir les meilleurs », nous déclare-t-il. Compétent et sérieux, M. Boutaleb est toujours de bonne humeur. Chose qui contribuera à motiver cette équipe qui constitue le moteur de son département. Plusieurs publications et communications sont à son actif. M. Boutaleb est marié et père de trois enfants.

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