Un nouvel incendie au marché aux puces de Casabarata

Un nouvel incendie au marché  aux puces de Casabarata

Environ 240 boutiques détruites et trois maisons mitoyennes endommagées

L’incendie qui s’est déclaré, dimanche soir au marché aux puces et de meubles de Casabarata à Tanger, a détruit environ 240 boutiques et causé des dégâts matériels à trois maisons mitoyennes, apprend-on lundi auprès des autorités de la Wilaya de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. L’intervention de la protection civile pour circonscrire le feu a duré 6 heures et a nécessité la mobilisation de 13 camions-citernes, en plus de plusieurs dispositifs d’extinction de feu, précise-t-on de même source. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet incendie, qui n’a fait aucune victime.

La Joutia de Casabarata vient encore d’être, en grande partie, ravagée par le feu. Ce violent incendie, qui rappelle celui de janvier 2007 en ce qui concerne les importants dégâts causés, vient de se déclarer dimanche soir. Après une série d’autres incendies survenus ces dernières années dans ce plus grand marché aux puces de la ville, cet incedie  se présente comme le deuxième en un an.

Il s’est déclaré plus précisément aux alentours de 21 heures, et a pris beaucoup de temps pour être maîtrisé par les sapeurs-pompiers. Le bilan de cet incident est très lourd, faisant état, dans un premier temps, d’un nombre important de commerces détruits entièrement ou partiellement, mais heureusement aucun victime à déplorer. D’autant que les commerçants sinistrés sont constitués en vendeurs des différents articles, dont les marchands de meubles neufs ou d’occasion. Et comme celui de janvier 2007, «cet incident est à l’origine d’une grande perte qui pourrait être estimée à des dizaines de millions de dirhams de dégâts matériels», selon un des commerçants sinistrés.

Vu l’ampleur de cet incendie, les flammes qui ont pu s’étendre à quelques constructions avoisinantes ont été à l’origine d’une coupure de l’électricité pour l’ensemble de ce marché aux puces. Elles ont ainsi provoqué une grande peur de la part des habitants et les propriétaires des commerces avoisinants. Surtout que l’effet de cet incendie a été accentué par un fort bruit ayant secoué le quartier et que les gens l’ont apparemment attribué à l’explosion d’une bonbonne de gaz non loin du marché de Casabarata. Sous le choc, les riverains et les commerçants ont été, cette fois-ci, très sévères envers les sapeurs-pompiers en dénonçant le fait d’avoir pris beaucoup de temps avant d’être sur les lieux. Alors que d’aucun a attribué la grande vitesse de la propagation des feux aux vents qui continuent de souffler sur Tanger, mais aussi aux constructions anarchiques et au manque d’infrastructures élémentaires dont la Joutia de Casabarata continue de souffrir. Et comme dans les précédents incendies déclarés dans ce marché, les habitants, en particulier les jeunes du quartier, se sont montrés très solidaires avec les commerçants sinistrés en faisant de leur mieux pour les aider à évacuer leurs marchandises avant que le feu se propage dans leurs locaux.

Il est à rappeler que parmi ces incendies, figure celui de janvier 2007, qui a été le plus grave et ayant été à l’origine de la destruction de quelque 500 commerces de la friperie et meubles d’occasion. Il a occasionné plus de 10 millions de dégâts matériels et la fermeture de cet espace pour la reconstruction et l’aménagement de ses locaux sinistrés. La réouverture de la Joutia de Casabarata, considérées comme un marché plein de petites merveilles pour  les Tangérois et les visiteurs de la ville, a eu lieu quelques  moins plus tard.

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