Un petit tour puis s’en vont

Souvenez-vous, ils ont poussé comme des primevères au printemps. “Ils“ ,ce sont les nouveaux partis qui ont vu le jour à la veille des élections législatives du 27 septembre 2002. Ces nouveau-nés de la politique ont mordu la poussière à la suite dudit scrutin avec un score presque nul : deux ou trois députés chacun tout au plus qui ont aussitôt rallié les formations anciennes. Forces Citoyennes de Abderrahim Lahjouji et Alliances des Libertés de Ali Belhaj (ADL) et autres Congrès national ittihadi de Abdelmajid Bouzoubaâ ont eu finalement du mal à exister alors qu’ils ont cru jusqu’au bout pouvoir représenter une alternative dans un paysage politique de plus en plus discrédité.
Affichant ouvertement l’ambition d’attirer les jeunes qui ne se retrouvent pas dans les structures partisanes classiques chargées de tous les maux, rivalisant de techniques de communication moderne pour mieux marquer leur différence dans un contexte standardisé, développant un discours qui se veut adapté à l’air à la fois du temps et du ton , FC et ADL, pour ne citer que ces deux formations, ont-elles présumé de leurs forces en se lançant dans les élections juste après leur création ? Croyaient-elles qu’elles allaient faire un tabac en mordant sur l’électorat des aînés qu’elles brocardaient ? Une chose est sûre : le succès électoral auquel elles prétendaient n’était pas au rendez-vous.
Loin de là. Pire qu’une débâcle, une humiliation. Que sont-elles devenues aujourd’hui ? Apparemment, pas grand chose. Dès le lendemain des résultats des élections du 27 septembre, elles ont disparu aussi mystérieusement qu’elles sont apparues. Les leaders de FC et d’ADL n’ont même pas essayé de convoquer une conférence de presse pour expliquer ce qui a failli dans leur dispositif de conquête et pourquoi le charme, supposé ou réel dont ils se sont crédités eux-mêmes, n’a pas opéré sur le terrain électoral. Rien.
Silence-radio derrière lequel on devine la gêne extrême des intéressés. Un tour puis ils s’en vont? Les élections communales approchent et ils brillent toujours par leur absence. Ont-ils jamais été vraiment présents ?
«Rien n’a fonctionné dans l’affaire des nouveaux partis excepté la méthode coué», juge, caustique, un député de la majorité.

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