Un trafiquant de drogue incorrigible

C’était janvier 2000. Hamid, chauffeur, fait la connaissance d’Abdelkader, commerçant, à Marrackech. Le premier est né en juin 1972 et le second en juin 1953 ; dix-neuf ans d’écart d’âge entre les deux.
Abdelkader a chargé, dans un premier temps, Hamid de lui transporter, d’une fois à l’autre, une cargaison de produits artisanaux vers la France.
Quelques mois plus tard, Abdelkader s’est associé à Nawal et l’Algérien, Aziz et ont fondé la société Rif pour le transport international dont le siège se trouve à Paris, en France. Hamid les a rejoints. Il a été chargé de conduire un car, de couleur bleue immatriculée en France sous le numéro 887 CFC 92 reliant la ville de Clichy, loin de cinq kilomètres de Paris, et Marrackech. son deuxième chauffeur était toujours Mohamed, un ressortissant marocain établi en France de quarante ans. Samedi 15 juillet, ce véhicule est tombé en panne à Kénitra. Il a été changé par un autre immatriculé, en France, sous le numéro 907 CJW 92. Il a fait le départ de Clichy pour arriver le vendredi 26 juillet 2000 à Tanger avec trente-deux voyageurs, son adjoint, Mohamed, son beau-frère et administrateur de la société. Le car a suivi son chemin jusqu’à Marrackech. Là, le patron, Abdelkader, les a rejoints en compagnie de son amante à bord de sa Peugeot 406 de couleur bleue, immatriculée au Maroc sous le numéro 7404-A-26. Il leur a demandé de lui laisser le car afin qu’il le conduit jusqu’à Casablanca pour le réparer et qu’ils attendent son frère, Abdelmalek, qui les emmènera à Kenitra après un repos de 24 heures.
Abdelkader a conduit le car à destination de Casablanca. Il a garé au parking situé juste à côté du mausolée Sidi Belyout. Le lendemain, vers 10h du matin, il est retourné au parking pour reconduire le car à destination de Kénitra. Il l’a garé dans une station d’essence. Le chauffeur Hamid et son adjoint l’ont rejoint par la suite pour prendre le car et le conduire vers la France. Seulement, lundi 29 juillet, la police judiciaire du commissariat chargé du port de Tanger ont découvert 1.206 kilos de haschisch dissimulé dans une caisse en bois confectionnée dans une cachette près du réservoir du car. Hamid et son adjoint, Mohamed, ainsi que son beau-frère et le gérant de la station d’essence de Kénitra où le car était stationné ont été arrêtés et jugés non coupables par le tribunal.
Abdelkader qui a été avisé par la découverte du haschisch se rend illico vers Nador, se faufile vers Mellilia pour regagner la France. Une année plus tard, il est venu au Maroc clandestinement. Il errait dans les villes marocaines durant huit mois avant d’être arrêté à Rabat en octobre 2001. Il a été confié à la PJ de Tanger, à laquelle il a déclaré avoir travaillé pour le compte de son associé l’Algérien Aziz. Le tribunal de Première Instance de Tanger l’a condamné à 7ans de réclusion. Mais il a interjeté appel. Raison pour laquelle il devait comparaître, hier mercredi, devant la Chambre Correctionnelle près la Cour d’Appel de Tanger. Cependant des instructions ont été données par le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Tétouan pour être interrogé dans une autre affaire de trafic de 1.300Kilos de haschisch dont un chauffeur français, un certain Samson, a été condamné à dix ans de réclusion.

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