Un«constat inquiétant» en Afrique

Un «constat inquiétant» que celui émis par les participants à la journée parlementaire italo-africaine, organisée jeudi dernier à Rome. Le constat en question concerne la situation dans les domaines de l’alimentation, de l’éducation et de la santé en Afrique.
C’est ce qu’a affirmé Abdelwahed Radi, président de la chambre des représentants et coprésident du forum euro-méditerranéen. Une journée fructueuse, a estimé M.Radi. Même si elle «n’a pas apporté de solutions, tant il s’agissait d’une réunion informelle, où il n’y avait pas donc d’interlocuteurs décideurs».
En présence des italiens et de quelques européens, dont le président du Parlement européen Pat Cox, qui étaient tous à l’écoute, M.Radi a ajouté «c’était une occasion pour les africains, d’expliquer leur situation et de faire des propositions sur la manière de s’en sortir». Le problème de la corruption a été soulevé par plus d’un intervenant.
M.Radi a rappelé, dans ce sens, que si ce phénomène existe même dans les sociétés développées et se manifeste au niveau des grandes transactions commerciales, notamment les ventes d’armes, il est lié dans les pays du tiers-monde à la pauvreté et affecte la vie quotidienne des citoyens qui se trouvent dans l’obligation de soudoyer des agents véreux pour accéder à un service. Ce qui est encore plus grave, c’est que cette pratique, limitée à l’origine au secteur public, s’est étendue au secteur privé.
Les pays développés avaient connu ce genre de problèmes à une certaine époque de leur histoire, mais avec l’amélioration des conditions matérielles des citoyens et l’enrichissement des Etats, nombre de ces maux sociaux revêtent moins d’acuité aujourd’hui, a-t-il dit.
Pour ce qui est des rapports entre le Maroc et ses voisins du nord et du sud, le président de la chambre des représentants a qualifié de «stratégiques et fondamentales» les relations qu’entretient le royaume avec les pays de l’union européenne qui absorbent 80 pc de ses échanges commerciaux avec l’étranger et constituent donc le plus grand marché pour les produits marocains. Et M.Radi de poursuivre que l’Europe joue un rôle de premier plan dans la modernisation et le développement économique du royaume. Il a rappelé que dans les domaines de la culture et de la formation, la majeure partie des hauts cadres marocains sont formés en Europe ou reçoivent, dans leur pays d’origine, une formation suivant le modèle européen.
Côté sud, le Maroc entretient «d’excellents» rapports avec les pays d’Afrique, notamment au niveau bilatéral, a-t-il dit, rappelant que le royaume n’hésite pas à offrir ses bons offices pour l’apaisement de foyers de tension en Afrique. En témoigne le dernier cas en date qu’est la médiation à la faveur de laquelle S.M. le Roi Mohammed VI a réuni autour de sa personne les présidents de la Guinée, de Sierra léone et du Liberia, qui sont ainsi parvenus à un accord d’entente mettant fin à leurs divergences.
En conclusion, M.Radi a estimé que l’élite gouvernante, qui est «appelée à jouer un rôle unifcateur d’avant-garde pour donner l’exemple, doit jouir de la crédibilité et de la confiance des citoyens» pour pouvoir sensibiliser et mobiliser toute la société si elle veut la conduire au progrès et au développement escomptés.

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