Une fondation pour nuire au Maroc

Certains de nos amis algériens et espagnols, menacés dans leurs intérêts perfides, entendent continuer à s’opposer au dégagement d’une solution politique au conflit artificiel du Sahara. Ils viennent de créer, à Alger, une « fondation » algéro-espagnole de soutien et de solidarité avec le « peuple » sahraoui.
Les signataires du document ne sont autres que le fameux comité algérien et la délégation espagnole des institutions d’Etat, érigés en défenseurs des thèses mercenaires et expansionnistes. Les objectifs de la nouvelle créature algéro-espagnole ne sont pas différents de ceux qui ont fait naître les deux cadres. Elle se veut un espace de coordination «des points de vue et de la coopération entre les deux pays», pour «une plus grande solidarité et un meilleur soutien» L’application « des résolutions pertinentes des Nations unies» et l’organisation d’ « un référendum libre, régulier, démocratique et indépendant, transparent et loin de toutes contraintes» semblent être la raison d’être des fondateurs. Le sieur Mahrez Lamari et el senior Ramirez Carmelo, chefs de file respectifs des deux comités ont choisi Madrid comme siège de la « fondation ».
L’invité de marque espagnol a ergoté sur «l’application stricte des conventions et du droit international» et sur «la violation systématiques des droits de l’homme» et n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à l’Algérie pour « le travail accompli pour défendre la juste cause sahraouie » et pour sa fidélité à la cause qu’elle s’est auto-créée.
Mais l’élu espagnol est en manque de crédibilité. Car les valeurs de droit qu’il préconise n’ont d’autre espace que les territoires imaginaires. Qu’il prenne la peine, au moins, de demander une visite inopinée aux camps de Tindouf pour confronter ses certitudes, acquises de loin, à la dure réalité des séquestrés sahraouis. Il pourra, s’il est vraiment transparent se rendre compte des calvaires des sahraouis marocains et des véritables atteintes à la dignité humaine.
Mais les membres de la délégation espagnole, composée de « sénateurs, députés, élus locaux et membres de la société civile» ne semblent pas se soucier de cet état de choses. Ce qui les anime et les rassemble n’est autre que leur inimitié envers le Maroc, son peuple et sa cause saharienne.
La démarche, en elle même, est plus que blâmable. Car, comme ils le réclament, si les fondateurs entendent défendre les résolutions de l’ONU, ils doivent commencer par le soutien à une solution politique, comme le souhaite l’organisation onusienne.
Aussi, les autorités des deux pays, l’Espagne et l’Algérie, contrairement aux déclarations mielleuses qui parlent de la volonté de normaliser leurs rapports avec le Maroc, encouragent, en cationique, les semeurs de la discorde et de l’adversité avec Rabat. Car, des deux côtés, des personnalités, dont le parti est au pouvoir tant à Madrid qu’à Alger, figurent parmi les avant-gardistes des hostilités avec le Maroc.
D’ailleurs, les deux comités de soutien ne sont que des courroies de transmission des ordres politiques et, à ce titre, ils ne font qu’obéir aux «impératifs» dictés par les militaires surtout. Ils sont entre les mains d’Aznar et de Bouteflika, telles des marionnettes d’agitation politique. En clair, Alger et Madrid entendent réaffirmer leur volonté de continuer à nuire à la cause marocaine, en dépit des déclarations de circonstance tenues par les uns et les autres.

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