Une session sans surprises

Une session sans surprises

C’est dans le calme que l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a tenu la réunion de sa commission administrative sous le signe de la session de Omar Benjelloun. Au cours de cette réunion présidée par Abdelouahed Radi, le premier secrétaire du parti, Mohamed Elyazghi, a présenté un rapport au nom du Bureau politique, dans lequel il a rendu hommage à son prédécesseur Abderrahman Youssoufi et annoncé la lutte contre le terrorisme et la dégénérescence des moeurs politiques due à la corruption, dans la mesure où ces deux fléaux «vident l’option démocratique de sa substance morale». D’un autre côté M. Elyazghi a réitéré la volonté de son parti d’entamer incessamment des démarches en vue de redonner vie à la Koutla démocratique, notamment suite aux dernières déclarations du secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Abbas El Fassi, et de Ismaïl Alaoui, S.G. du Parti du progrès et du socialisme, lesquels ont confirmé leur attachement à cette entité. Dans le même ordre de ces initiatives, le premier secrétaire a fait part de la volonté du Bureau politique de saisir l’instance Equité et réconciliation de certains dossiers liés au passé, dont principalement l’enlèvement de Mehdi Benbarka, l’assassinat de Omar Benjelloun, et l’envoi d’un colis piégé à l’adresse de M. Elyazghi. Ce dernier a ajouté que le CCDH (Conseil consultatif des droits de l’Homme) lui a consacré une indemnité de 35 millions de centimes, qu’il compte offrir à l’OMDH ( Organisation marocaine des droits de l’Homme). Cela dit, une trentaine d’interventions ont marqué cette session de la Commission administrative, dont la plus saillante est celle de Mohamed Lakhssassi, député de la ville de Marrakech. Ce dernier a présenté un document faisant le bilan de la gestion du parti dans les différents domaines, et est allé jusqu’à inciter le Bureau politique à entreprendre des démarches nouvelles et audacieuses au niveau de la question du Sahara marocain. Pour sa part, l’écrivain Bensalem Himmich a insisté sur la nécessité pour le parti de prendre des positions claires vis-à-vis de l’intégrisme et de la question de l’amazighité. En ce qui concerne les autres points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont entamé le débat sur la réorganisation de leur formation partisane et la restructuration des commissions thématiques ( action associative, vie syndicale, gestion de la communication, des espaces élus tels le Parlement et les communes, et relations extérieures, etc. Dix commissions sont créées à cet effet, dont chacune d’elles doit élire un président et un rapporteur. Conformément à ce nouveau dispositif, il a été décidé de tenir, à la deuxième quinzaine de janvier prochain, une réunion du Comité central, lequel contient en plus des membres de la Commission administrative, l’ensemble des secrétaires provinciaux, les députés et des représentants des organisations parallèles du parti, notamment la jeunesse et le secteur féminin. Cette décision est considérée comme un appel indirect à la préparation du prochain congrès du parti.

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