Vente directe illicite du médicament

Les participants aux journées d’information et de réflexion sur « l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), perspectives et modalités pratiques » ont appelé à une réunion d’urgence des différents maillons de la chaîne du médicament en vue de régler la problématique de la vente directe illicite du médicament.
A la clôture, Samedi à Marrakech, de cette rencontre de deux jours initiée par le bureau du Syndicat des Pharmaciens d’Officine de la Cité ocre, les pharmaciens ont mis l’accent sur la nécessité pour les différentes composantes de la profession (industrie, distribution et officine) de se réorganiser et d’harmoniser leurs actions en vue d’adopter une stratégie commune dans la perspective de relever les défis relatifs à l’application du projet de l’AMO. Ils ont également souligné l’impérieuse nécessité de mettre en oeuvre une véritable politique en matière du médicament par la promotion du médicament générique assortie de mesures d’accompagnement et d’incitations économiques et financières permettant au pharmacien d’officine de s’impliquer dans cette politique et de s’investir davantage pour la réussite de la couverture médicale généralisée.
Les participants ont recommandé la restructuration de la profession autour d’organismes forts et dotés des pouvoirs nécessaires pour assurer le fonctionnement des différentes composantes de la profession face aux nouvelles donnes engendrées par l’avènement et l’application de l’AMO. Le président du Syndicat des Pharmaciens de Marrakech, M. Abderrahim Hamdoune, a estimé nécessaire l’actualisation des textes régissant les couvertures sociales qui datent de 1930 en vue de permettre aux pharmaciens de jouer pleinement leur rôle social et partant de contribuer au processus du développement.
Pour le président de la Fédération Nationale des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (FNSPM), M. Abed Abdelmajid, cette rencontre offre un cadre particulièrement propice à l’éclosion d’idées, de suggestions et d’une stratégie commune tendant à préparer la mise en place du projet de l’AMO sur des bases permettant au pharmacien de s’y investir et de faire sien les objectifs de la « maîtrise de la qualité totale ».

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