Washington compte sur le Maroc

L’administration américaine ne ménagera aucun effort pour promouvoir les investissements américains au Maroc, a affirmé mercredi soir à Rabat Mme Margaret D. Tutwiler, l’ambassadeur des Etats-Unis au Royaume. Lors d’une conférence de presse donnée au siège de la MAP, autour de la politique étrangère des Etats-Unis à la lumière des changements intervenus sur la scène internationale, la diplomate américaine a brossé un tableau optimiste des futures relations économiques entre Rabat et Washington. «Nous allons faire de notre mieux pour promouvoir le flux des investissements américains au Maroc», a-t-elle dit, soulignant dans une allusion aux priorités définies par SM le Roi, que la Communauté des Affaires aux Etats-Unis suit avec intérêt les réformes qu’entreprend le Royaume en vue d’améliorer l’environnement des investissements. Dans le même cadre, Mme Tutwiler a rappelé que l’initiative Eizenstat pour le partenariat Maghreb-USA, initiée en 1998 par Stuart Eizenstat, ancien sous-secrétaire d’Etat américain au département du Trésor et qui constitue une sorte de positionnement de Washington face au renforcement des rapports entre le Maghreb et l’Europe, «est toujours en vigueur et son processus continue». Une manière de la diplomate de souligner la disposition des Etats-Unis de continuer à soutenir les pays du Maghreb, notamment le Maroc, dans le processus d’implication du secteur privé dans les échanges bilatéraux et l’accompagnement des réformes structurelles. Sur un autre plan, la diplomate américaine a exprimé la satisfaction des Etats-Unis quant au rôle joué par le Maroc dans le processus de paix au Proche-Orient, «particulièrement le rôle exceptionnel de S.M. le Roi Mohammed VI en sa qualité de Président du Comité Al-Qods». La diplomate qui a souligné que Washington compte sur «le soutien inébranlable du Maroc pour mettre fin au cycle de la violence et remettre le processus de paix sur les rails», a réitéré la détermination des Etats-Unis à continuer leurs efforts pour parvenir à «une solution équitable au conflit israélo-palestinien». Elle a estimé dans ce cadre que «la commission Mitchell constitue un début de solution» reconnaissant tout de même que «le chemin de la paix sera difficile». Faisant écho à la condamnation unanime de la presse marocaine des raids israéliens contre des symboles de l’autorité palestinienne, Mme Tutwiler a fait remarquer que «la quête de la paix au Moyen-Orient n’est pas la responsabilité des Etats-unis seuls» et que Washington ne «dispose pas d’une solution magique» au conflit.

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