Athlétisme : Bilan mitigé

D’accord, le bilan de Birmingham est des plus maigres. Une seule médaille de bronze ramenée par Abdelkader Hachlaf (1.500m). Et si d’aucuns fondaient des espoirs sur Hasna Benhassi, la tenante du titre du 1500m aux derniers championnats du monde qui se sont déroulés au Portugal, ces espoirs ne reposaient sur aucune logique, puisque l’athlète marocaine n’est revenue que récemment à la compétition, après une année d’absence, pour cause de maternité. Et elle s’est classée huitième dimanche, avec un chrono de 4min 09sec 3/100. Il en est de même pour Zahra Ouaziz, la vice-championne du monde du 5.000m à Séville (1999), qui a galéré pendant deux longues saisons pour cause de blessures. Ouaziz n’a recommencé à trottiner que ces derniers temps. Et, au vu de ces données, on peut considérer que la quatrième place de Zahra au 3000m, devant Zhor El Kamch, est tout à fait honorable. Et puis, peut-on en vouloir à la jeune Salwa Ouaziz de s’être fait éliminer lors des séries du 1500m dames ? Assurément, non. Et à plus d’un titre. Chez les hommes, Anis Selmouni est encore un peu tendre pour ce genre de rendez-vous. Mais sa participation est à mettre à l’actif de la capitalisation de l’expérience. Abderrahim Goumri et Jawad Gharib se sont classés respectivement huitième et onzième au 3000m. Effectivement, on attendait et on espérait mieux. Mais des Saïd Aouita, Hicham El Guerrouj El Guerrouj, Faouzi Lahbi, on n’en trouve pas à tous les coins de rue. Et on ne remplace pas du jour au lendemain des athlètes comme Mahjoub Haida, Imaïl Sghir, Brahim Jabbour, qui ont toujours été sur le podium lors des grands rendez-vous. C’est cette notion de podium qui a envahi notre subconscient. Nous ne voulons que le podium. Et, de préférence, la plus haute marche. Certes, il s’agit là d’une belle ambition. Encore faut-il en avoir les moyens humains et matériels. On peut avoir les meilleures installations sportives, les meilleurs stages, les meilleurs programmes, les meilleurs entraîneurs. Mais si la matière première, à savoir l’athlète, n’est pas au rendez-vous, tout cela sera inutile.
Et la réciproque est strictement vraie. De très bons athlètes, s’ils n’évoluent pas dans le cadre et le climat idoines, ne peuvent réaliser de performances, ni même de progrès notables. Le rideau est tombé sur les championnats du monde de Birmingham. Et ce qui est fait est fait. Il faut prendre acte de la situation et, dès à présent, se projeter dans les championnats du monde outdor qui se dérouleront l’été prochain à Paris. D’ici-là, bien des meetings auront lieu. Les réglages nécessaires pourront être effectués. Les niveaux de forme seront connus. Et personne ne tombera des nues.

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