Barça, sacré champion d’Europe

Barça, sacré champion d’Europe

La Coupe "aux grandes oreilles" est finalement revenue au FC Barcelone, vainqueur en finale de la Ligue des champions de football mercredi soir au Stade de France d’un valeureux Arsenal (2-1), qui a mené pendant près d’une demi-heure, pensant pouvoir ramener la Coupe à Londres.
Le Barça réalise donc un doublé championnat/Ligue des champions, remportant la 2e C1 – après 1992 – de son histoire mais surtout couronnant une équipe de rêve au football chatoyant. Une nouvelle "dream team" est sans doute née derrière la star Ronaldinho qui n’a, pour une fois, pas été l’homme décisif de la rencontre.
La victoire a toutefois été acquise dans la douleur et l’accouchement de cette équipe de rêve s’est fait au forceps avec un maître tacticien Frank Rijkaard à la manœuvre.
Ceux qui résumaient la rencontre à un duel entre Thierry Henry et Ronaldinho se sont trompés. On a surtout assisté à une passe d’armes de haut vol entre les deux entraîneurs.
Longtemps, on a cru que l’équipe d’Arsène Wenger avait réalisé le bon coup. Le technicien français a failli créer la surprise. Loin de capituler après l’expulsion dès la 18e minute de Jens Lehmann, coupable d’avoir stoppé Eto’o qui filait au but à l’entrée de la surface, Arsenal a même pris les devants en marquant à la 37e minute.
Sur un coup de pied arrêté obtenu sur le flanc droit par Eboué, Thierry Henry déposait le ballon sur la tête de Sol Campbell qui pouvait tranquillement le placer dans la lucarne opposée de Victor Valdes, impuissant.
La maîtrise tactique paraissait alors être complètement anglaise, les Gunners dominant leur sujet et gâchant même quelques occasions en contre: Henry (70) et Ljungberg (62) perdaient des face à face avec Valdes.
Pendant ce temps, le Barça butait sur un excellent Manuel Almunia, auteur de plusieurs arrêts décisifs dont une parade miraculeuse déviée sur son poteau seul face à Eto’o.
Rijkaard a alors pris ses responsabilités de coach, sortant Edmilson à la mi-temps (pour Iniesta) et surtout sacrifiant un milieu de terrain (Van Bommel) pour Larsson à l’heure de jeu, afin de tenter de forcer le destin face à la meilleure défense de la C1 invaincue avant la rencontre depuis 919 minutes.
Ce choix devait s’avérer crucial. A un quart d’heure de la fin du match, Eto’o remettait les deux équipes à égalité sur une déviation de Larsson, mettant un terme à 995 d’invincibilité des Gunners. Quatre minutes plus tard, sur une nouvelle passe décisive de Larsson, le défenseur Belletti, entré lui à la 71e, offrait la victoire au Barça dans une atmosphère de feu.


 L’arbitre reconnaît son erreur


L’arbitre de la finale de la Ligue des champions, le Norvégien Terje Hauge, a reconnu jeudi avoir sifflé trop vite la faute à l’origine de l’expulsion du gardien d’Arsenal Jens Lehmann, une décision qui avait aussi privé le FC Barcelone de son premier but. «Je dois admettre que j’aurais dû attendre pour siffler», a déclaré Terje Hauge sur les ondes de la radio NRK. «J’aurais certainement dû attendre de voir où le ballon allait», a-t-il ajouté. Terje Hauge avait immédiatement sifflé la faute et expulsé Lehmann, condamnant les Gunners à jouer à 10 contre 11 pendant plus de 70 minutes plutôt que de laisser l’avantage au Barça. Dans le prolongement de l’action, l’attaquant Ludovic Giuly avait en effet repris le ballon et l’avait poussé au fond des filets.

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