Basket-ball : Journée de suspense

Basket-ball : Journée de suspense

Dans un championnat, une victoire peut injecter une bonne dose de la vitalité. Le WAC, en balayant le MAS à Casablanca, a vécu une délicieuse expérience qui le propulse au sommet de la pyramide pour partager le fauteuil de leader avec l’ASS, qui paraît-il avait contracté le virus des revers. Lors de cette journée qui coïncide avec l’Assemblée générale de la Fédération royale marocaine de basket-ball, tous les matches étaient attrayants.
Autrement dit, toutes les salles étaient pleines à craquer, à un tel point que la majorité des supporters étaient frustrés de soutenir leur club, sans pour autant pouvoir accéder à des places vacantes. Le basket a besoin de plus de salles. Cependant, la wilaya de Fès a prévenu le MAS, section basket-ball, de la fermeture prochaine de la salle du 11 janvier. Une drôle de décision qui a laissé perplexes plusieurs observateurs de la grosse balle orange.
La rencontre programmée à Casablanca a mis aux prises le WAC au MAS. Les deux formations ont évolué au grand complet dans le but de décrocher les trois points de la victoire. Cette partie fut dirigée par le duo arbitral Karim Saphir et Mohamed Raïss. Dès l’entre-deux, les Massistes ont pris d’assaut le panier des rouges. Le score de 9 à 13 reflète la physionomie du premier quart-temps qui était partiellement dominé par les amis de Bassin Houari.
Après la petite pause, le WAC a opté pour le jeu rapide basé essentiellement sur les contres de Ayadi Karim, Fenjaoui Mourad et Abdelfatah, surtout que les Fassis ont été momentanément trahis par la condition physique, vu que la majorité des joueurs ont repris tard les entraînements, à cause de certains problèmes qui ont affecté le club en ce début de saison. Le deuxième quart-temps se termine pour le WAC 30-22.
De retour des vestiaires, les hommes de Driss Ghissassi ont mordu dans la peau du WAC pour réduire le score à 30-25, après avoir renforcé leur défense, notamment par l’axe Bassim-Hjira-Bakhas.
Malgré tout, le Wydad trouve la brèche par le biais de Ayadi, spécialiste des infiltrations latérales et les tirs meurtriers de Frouga et Fenjaoui des 6,25 m. 55-36 à la fin du troisième quart-temps en dit long sur la supériorité tant physique que technique du WAC. Le dernier quart n’était qu’une gestion intelligente de l’écart creusé par les locaux, jusqu’à la fin de la rencontre. En somme, les protagonistes ont développé un basket-ball moderne et appliqué qui a plu à tous les supporters présents dans la salle. A signaler que la partie a été interrompue à deux reprises suite à quelques décisions de l’arbitre contesté par les dirigeants fassis.
La belle opération de la journée est à mettre à l’actif du Raja. Cette rencontre qualifiée par les observateurs du match à suspense, qui a drainé plus de deux mille spectateurs dans une ambiance hors de commun, pour un seul objectif : la victoire. A vingt-huit secondes du coup de sifflet final, les visiteurs étaient menés par 4 points. Cependant quelques supporters indisciplinés ont menacé les Rajaouis par des jets de projectiles, ce qui les a obligés à quitter le terrain. Mais après intervention du président de la FRMBB, les verts ont repris le match pour s’imposer à l’arraché, après avoir perdu tout espoir 84-85. A Rabat, l’ASS a subi une cuisante défaite devant son public, la deuxième d’affilée face au TSC qui nous a habitués à de pareils exploits dans la salle Abdellah Ibn Yacine. Score final : 78-86. Le duel du bas de tableau entre le KAC et l’ASE a tourné en faveur des visiteurs qui ont enfoncé le KAC dans sons cadre de lanterne rouge.
Le match s’est terminé sur le score de 50 à 59. A Berkane, le FUS ne s’attendait pas à une telle résistance, ni a un retournement de situation qui allait lui être fatal. Les hommes de Hassan Benkhaddouj (RSB), très en jambe avec des pointeurs valables, ont mordu dans la peau des géants fussistes. Ces derniers, voyant le match leur échapper, firent appel à leur expérience et échappèrent à la mauvaise surprise par un seul point : 64-65. Les locaux ont mordu leur doigt. Mais le sport est dur ! Et c’est le sport.

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