F1 : Renault bat Ferrari à Monaco

F1 : Renault bat Ferrari à Monaco

Jarno Trulli n’en revient pas. Le beau rêve, initié samedi par une pole-position au Grand Prix de Monaco et son circuit particulier, a fini par pleinement se réaliser. Grâce à cette victoire, l’Italien vient d’effectuer son baptême de feu. Il aura dû disputer 119 Grand Prix avant de gravir la plus haute marche du podium.
Au passage, Trulli a littéralement démoli la domination du « Baron rouge » sur le Championnat du monde de Formule1. En effet, au volant de sa F2004, le sextuple champion du monde a raflé la totalité (cinq) des GP qui se sont disputés depuis le début de la saison. Cette véritable hégémonie a même alimenté les rêves les plus fous chez Ferrari.
Ainsi, les gens de la Scuderia se voyaient capables de gagner le plus hallucinants des paris, celui de remporter tous les GP du Championnat. Lancée par le directeur technique de « l’armée rouge », cette idée quelque peu extravagante puisait toute sa recevabilité dans la succession des cinq victoires en autant de Grands Prix. C’était sans compter sur les troubles-fête de l’étoffe de Trulli.
« Il est difficile d’articuler ce que je ressens en ce moment. L’écurie, la voiture et moi-même progressons petit à petit depuis le début de la saison. Hier, j’ai pris ma première pôle-position et j’ai dit qu’il ne me restait qu’à prendre cette première victoire. L’accomplir, c’est un sentiment inoubliable. J’ai cru en moi-même et en l’écurie, et j’avais espéré que nous pouvions gagner ici », avait déclaré l’heureux vainqueur à l’issue de la course.
Une victoire qui semble avoir été prédite le 25 avril dernier, sur le circuit d’Imola. En effet, Bernard Dudot, directeur général-adjoint de Renault, ne pouvait savoir qu’il était en train de prophétiser à cette époque, lorsqu’il estimait que quelque peu précipitée, l’entrée en service de l’évolution moteur ne pourrait porter ses fruits qu’ultérieurement. Et d’ajouter : « à partir de Monaco », pour faire dans la précision.
En effet, depuis l’entrée en jeu de sa nouvelle révolution mécanique, la R24 ne cessait de montrer ses aptitudes à passer aux devants de la scène. Des capacités à même de représenter une sérieuse menace pour Ferrari. Le temps que la machine soit rodée et que la symbiose avec les pilotes soit accomplie, Renault devraient retrouver ses lettres de noblesses.
L’évolution des prestations a en effet été constatable au fur et à mesure des GP. Que ce soit lors des qualifications ou durant la course, les attentes des pilotes ont trouvé réponse et celles du staff technique également, au vu de l’évolution des prouesses.
À Monaco, Renault a même failli réussir un joli doublé grâce au malheureux Fernando Alonso. Le même Alonso dont l’infortune aura contribué à celle de Schumacher, après l’entrée en piste de la voiture de sécurité. Le monoplace rouge suivait tranquillement celle-ci lorsqu’il fut percuté par la Williams-BMW de Juan Pablo Montoya. La F2004 heurte une barrière de sécurité et se retrouve avec une roue gauche réduite en compote. La course était finie pour Shumi. Tant mieux pour la F1 qui devra retrouver un peu de suspense, après une série de Grands Prix complètement plate.

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