Georges Korac, nouvel entraîneur du KACM

Aujourd’hui le Maroc : Comment se sont déroulés les contacts avec le KACM ? Et pourquoi n’avoir signé que pour six mois ?
Georges Korac : De prime abord, la durée du contact n’est pas importante. Il me fallait un défi plus grand, car j’aime la difficulté. Essayer de la surmonter est un de mes moteurs. En ce qui concerne les contacts, j’ai rencontré les dirigeants Marrakchis, ils sont montrés intéressés par ma venue, alors place au travail.
Vous connaissez le KACM ?
Bien sûr, le Kawkab est un grand club, ayant un réel potentiel, qui mérite mieux que sa place actuelle. Je sais que par rapport à son budget, les résultats ne sont pas bons. Mais nous verrons. En tout cas, entraîner une équipe comme le KACM, c’est pour moi un privilège.
Dans quel secteur le KACM doit-il progresser ?
Ce qui devrait absolument s’améliorer, c’est le mental. Dès qu’on est bien dans la tête, on fait de bons résultats sur les plans techniques et tactiques. À l’entraînement, ces qualités paraissent évidentes. Seulement, après il y a un travail psychologique à mener, il faut rester concentré en permanence, c’est ce qu’on doit améliorer.
Avec les trois points de victoire, l’équipe peut se retrouver dans le peloton du haut du classement ?
C’est certain, c’est vrai d’une journée à l’autre, les positions sont très fluctuantes. Mais on ne peut pas se permettre de laisser filer trop souvent de points. Les écarts entre les équipes sont très réduits et le KACM a laissé quelques occasions de récolter des points surtout contre Tanger, Stade Marocain, Al Massira et dernièrement contre le FUS à Rabat. Alors dès la reprise et dans un contexte assez particulier, l’équipe retrouvera cette réussite, tant attendue.
Ce manque de réussite influe-t-il justement sur les rapports à l’intérieur du groupe ?
À vrai dire, l’ambiance n’est pas si mauvaise, ce qu’il faut maintenant, c’est un déclic pour que le groupe puisse réellement se transcender et rejouer son véritable jeu.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
Il va falloir se remettre en question, pour effectuer une deuxième partie de championnat plus intéressante. À ce titre, je récupérai l’effectif au grand complet, ce qui devrait générer un sentiment saint. Du moins, c’est ce que j’espère.
Comment vous définiriez-vous en tant qu’entraîneur ?
Pour moi, la tactique et la psychologie sont deux éléments sur lesquels j’insiste. J’essaie aussi de maintenir l’équilibre psychologique et sentimental du joueur. C’est quelque chose de très important sur un terrain.
Quelles sont les chances de l’équipe nationale du Maroc dans la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroule actuellement au Mali ?
Il y a quatre ans, il y avait une génération de grands joueurs comme Hajji, Kachloul, Bahja et autres.
Aujourd’hui, on n’arrive même pas à arrêter la liste des sélectionnés. La CAN devient de plus en plus, non seulement un grand événement, mais aussi un grand marché pour le recrutement du joueur africain et dans quatre ans vous verrez quand la CAN devient une sorte de qualification automatique pour la coupe du monde. J’espère de tout mon coeur que la chance sera du côté des Marocains.

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