GP de Chine : Alonso sacré champion

GP de Chine : Alonso sacré champion

Le drapeau à damier dimanche à Shanghai a marqué plus que la fin d’une course de Formule 1: il a mis un terme à une saison palpitante, à six années de domination Ferrari, à l’ère du moteur V10, et, peut-être à l’ère Schumacher, avec l’avènement d’un jeune prodige: Fernando Alonso. La saison 2005 a également vu les grands constructeurs impliqués en F1 -Renault, Mercedes, BMW, Toyota, Honda- défier les autorités commerciales (FOM) et politiques (Fédération internationale de l’automobile, FIA) pour obtenir plus d’argent et plus de pouvoirs. Outre l’affrontement direct, via la menace de création d’un championnat parallèle, BMW a racheté l’écurie Sauber et Honda l’écurie BAR. Sportivement, l’hégémonie Schumacher-Ferrari en Formule 1 a vécu ! Alonso et Renault sont sortis grands vainqueurs d’un duel contre Kimi Raikkonen et McLaren-Mercedes. Alonso et Raikkonen ont gagné chacun sept des 19 Grands Prix du plus long championnat de l’histoire. Mais si la Flèche d’argent semblait plus efficace à partir de la quatrième course, elle s’est avérée trop fragile (notamment cinq casses moteur pour Raikkonen) et c’est la Renault, incassable, inoxydable, imperturbable qui a engrangé les points, sans jamais être réellement menacée. Le championnat a été passionnant, surtout après la monotonie de 2004, en raison de la détermination d’un Raikkonen dératé au volant d’une monoplace ayant eu trop de ratées, mais sur la piste il n’y eut que trop peu de duels. Toutefois, le Grand Prix de Saint Marin s’est terminé par dix tours d’anthologie, durant lesquels le jeune Espagnol a repoussé avec intelligence et maestria les assauts de Michael Schumacher pour remporter sa troisième victoire de la saison. On pensait que la nouvelle Ferrari, dont c’était la première apparition, était l’arme que Schumi attendait pour retrouver sa superbe. Hélas, ce ne fut qu’un feu de paille. "Nous pouvons dire que la troisième place de Ferrari chez les Constructeurs et la troisième place de Michael (Schumacher) chez les pilotes tiennent du miracle", a commenté le patron de la Scuderia, Jean Todt. Au chapitre des curiosités, la F1 a vu débouler cette année les taureaux de Red Bull. L’écurie a beaucoup fait le spectacle dans le paddock -concours de mannequins, soirées endiablées-, moins que sur la piste. Mais la marque de boisson énergétique semble y avoir trouvé son compte puisque la société autrichienne a racheté la structure Minardi et disposera de deux écuries l’an prochain: Red Bull et Toro Rosso. Deux écuries proches de la FIA et deux voix lors des votes…
Le championnat 2005 a encore été marqué par le rôle prédominant des pneumatiques et l’écrasante supériorité dans ce domaine de Michelin sur Bridgestone. L’affrontement avec la FIA pour trouver une solution et faire courir toutes les monoplaces a avorté et mené au fiasco une épreuve qui a déjà du mal à trouver son public chez les Américains.
Ferrari hors de combat, Grand Prix d’Indianapolis saboté: s’en était trop, la FIA, en invoquant son cheval de bataille de la réduction des coûts, a relancé officiellement -via la publication de propositions de règlements pour 2008- son projet de recours à un manufacturier unique.

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