J.O : Les jeux sont faits

J.O : Les jeux sont faits

Le grand Manitou du Comité international olympique, Jacques Rogue, escorté de la Commission exécutive de l’institution olympique, ont finalement tranché quant à l’éventuelle cité qui aura l’insigne honneur, mais surtout l’opportunité, d’abriter les Jeux Olympiques 2012.
Neuf villes étaient en lice pour l’organisation de l’événement planétaire. Après délibération de la Commission exécutive du CIO, il n’en reste plus que cinq, à savoir Paris, Moscou, Londres, New York et Madrid. Écartées de la course à l’organisation, la ville allemande de Leipzig, ainsi que Istanbul, La Havane et Rio de Janeiro y auront pourtant cru jusqu’au bout du suspense. Mais la règle du jeu veut que les choses soient ainsi, gagnant et perdant le savent d’office, reste que ces derniers acceptent le sort et ce qui s’ensuit. Ainsi, le lot des heureuses élues – heureuses jusqu’au vote final qui désignera l’organisatrice – comprend trois villes du Vieux continent. Mais il faut préciser que Londres ne dispose pas des mêmes atouts que ses rivales.
En effet, Paris et Madrid semblent bien parties pour s’adjuger les faveurs du vote ultime. Londres arrive en troisième lieu, talonnée de New York puis de Moscou qui, sans la bienveillance d’un repêchage in extremis, n’aurait même pas espéré figurer parmi l’élite finale. Il faut toutefois préciser que ce classement ne résulte aucunement d’une graduation hiérarchique établie par la Commission exécutive du CIO ou par le CIO lui-même. En fait, le privilège accordé à Paris et Madrid puise son fondement dans le rapport ficelé par un groupe de travail. Ce dernier dispose de suffisamment d’affinités mais surtout de données sur chacune des candidatures. Une maîtrise parfaite des dossiers et des projets y inhérents, à même de clairement conférer aux capitales française et espagnole une prééminence pour l’organisation des Jeux de la XXVIIIe Olympiade. Concernant les candidatures de Paris, Madrid, Londres et New York, le groupe de travail en question avait, en effet, fait état de son haut niveau de confiance quant aux prédispositions de ces métropoles à l’organisation d’un événement de pareille envergure.
Madrid se fait ainsi les échos d’une grande victoire que sa candidature ait été retenue, en dépit des attentats meurtriers qui ont secoué la capitale espagnole, ainsi que des agiotages qui donnaient Madrid pour exclu de la course à l’organisation.
Quant au cas de Moscou, le recours au repêchage de dernière minute est justifié par son dossier « moins certain », selon les membres du groupe de travail qui ont estimé que Leipzig, Istanbul, La Havane et Rio de Janeiro ne disposent pas du niveau requis pour prétendre à abriter les JO-2012.
Par ailleurs, les cinq finalistes fortunés n’ont plus de temps à perdre et s’endormir sur ses lauriers pourrait s’avérer fatal. En effet, la lutte s’annonce rude entre ces pays qui ont à leur actif une vaste expérience en la matière. De plus, les dossiers de candidature dûment ficelés doivent être déposés auprès du CIO avant la date butoir du 15 novembre. Ainsi, la vraie bataille ne fait que commencer.

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