L’aïkido prend des vacances

Formation intense et passage de grade étaient au menu de ce meeting, le plus long qu’a connu cette année, et qui marque la fin de la saison. Les pratiquants de l’aïkido auront ainsi clôturé un cycle riche en événements sportifs. Vu le caractère particulier qu’il revêt, ce stage national a connu une participation importante. Près de 350 pratiquants, venus des quatre coins du Royaume, ont grignoté deux jours sur leur congé pour y prendre part, troquant ainsi les sables dorés contre les tapis de la salle couverte du Complexe Mohammed V. Le stage a connu les épreuves d’obtention de la ceinture noire, ainsi que toutes les catégories de grades. Le Comité technique avait réservé la première journée à cette besogne et l’ensemble des prétendants avaient là l’occasion de dévoiler leurs compétences. Une séance qui a débuté dès les premières heures de la matinée, et qui s’est poursuivie jusqu’en début de soirée, en raison de la multitude d’étapes à franchir. Ce n’est qu’à ce moment que le stage de formation a été entamé, pour ne prendre fin que tard dans la soirée. Le cap de la soixantaine franchi, M’barek Alaoui, directeur technique du Comité de l’aïkido qui a assuré l’encadrement lors de ce stage, a procédé à des démonstrations de haut niveau. L’expert national se débarrassait de ses assaillants sans grande peine et avec une finesse faisant oublier son âge avancé. Une maîtrise et une technicité découlant directement des règles sacrées enfantées par le fondateur de cet art martial, Mourihei Ueshiba en l’occurrence. Le même M’barek Alaoui avait consacré la seconde journée du stage à la rectification des erreurs commises par les postulants à la ceinture noire. Il s’agissait de leur faire comprendre les conséquences de telles inadvertances et de leur montrer les gestes à peaufiner, ou carrément à éviter dans une situation bien déterminée. Le directeur technique national avait également saisi l’occasion pour encourager les instructeurs, ainsi que les professeurs de l’aïkido, d’oeuvrer davantage au sein de leurs clubs respectifs afin de développer le niveau technique des pratiquants marocains. «Les techniques que je vous enseigne sont un héritage que je vous laisse, vous êtes les garants de la pérennité de cet art martial, sur vos épaules pèse la responsabilité de le développer», avait lancé M’barek, les yeux larmoyants, à l’intention des professeurs en question. Une grande émotion qui reflète le souci de ce dernier de ne pouvoir assurer la passation du flambeau. En marge de ce stage ultime, des séances d’entraînement ont été réservées aux enfants de moins de 10 ans. Une occasion pour les parents de venir assister à leur progéniture s’initier à cet art subtil d’autodéfense.

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