L’Australie garde espoir

L’Australie garde espoir

L’Australie est "sortie la tête haute" de sa défaite face au Brésil (2-0), dimanche à Munich, avance l’attaquant Harry Kewell, qui ne doute pas un instant des chances des "Socceroos" de se qualifier pour les 8e de finale du Mondial-2006 de football. Les "Aussies" brûlent d’impatience d’être jeudi à Stuttgart pour leur match décisif face à la Croatie (groupe F).
En ballottage très favorable, les Australiens peuvent se contenter d’un match nul si le Japon ne bat pas le Brésil en soignant sa différence de buts (-2). "On était déjà conscients avant le début du tournoi que ça risquait de se jouer à la fin contre la Croatie, commente le défenseur Scott Chipperfield. Un nul pourrait suffire, mais on ira là-bas pour gagner, c’est notre style".
"Quand vous décidez de jouer le nul, vous perdez, prévient l’attaquant et capitaine Mark Viduka. Mais de toute façon, on ne sait pas jouer le nul, on va y aller à fond !"
"C’est important de continuer à jouer comme on l’a fait jusqu’ici, sans calculer, poursuit Chipperfield. On l’a prouvé contre le Brésil. On n’a pas eu peur et je suis fier de chacun de nos «mecs», on a prouvé de quoi on était fait". Les "Socceroos", affamés en deuxième mi-temps, auraient pu marquer avec les occasions nettes de Kewell, Bresciano ou Viduka.
"Je suis fier de mon équipe, je ne crois pas que le Brésil nous ait dominé, assurait Guus Hiddink, sélectionneur néerlandais des «Aussies». La différence est que les Brésiliens sont meilleurs quand ils arrivent devant le but."
Les Australiens savent ce qu’ils doivent travailler d’ici jeudi: "le réalisme, la dernière passe, le dernier geste", égrène leur entraîneur.
L’ancien coach du PSV Eindhoven pourra en revanche s’épargner les discours galvanisateurs. "Le match contre la Croatie sera très dur, mais nous sommes ultra-motivés car une qualification pour les 8e serait historique pour nous, résume l’attaquant John Aloisi. Rappelez-vous que c’est seulement la 2e Coupe du monde pour l’Australie (après un premier tour en 1974 en Allemagne, sans un but inscrit)."
Hiddink devra toutefois gérer un aspect psychologico-culturel de taille. "Notre équipe est bien en place, avec un bon fond de jeu, mais nous savons que ce sera compliqué contre la Croatie, un pays qui a tant de connections historiques avec le nôtre (l’immigration croate a été un des piliers de la colonisation du pays, ndlr)", met en garde le technicien. "C’est sûr qu’on va penser à cet héritage", confiait avant même d’affronter le Brésil le capitaine Viduka, dont les parents sont d’origine croate et qui avait même joué au Croatia Zagreb (ancien Dinamo).
Hiddink devra aussi tempérer la fougue de ses joueurs, qui s’attirent les coups de sifflets (25 visant l’Australie, 9 pour le Brésil dimanche) et commencent à perdre leur calme, à l’image de Kewell enrageant en fin de match auprès de l’arbitre allemand Markus Merk.
"C’était à chaud, à cause de la frustration, je pense que l’arbitre en tiendra compte (et ne fera pas de rapport, ndlr)", se rassurait l’attaquant de Liverpool.

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