L’avenir du tennis féminin

Aujoud’hui Le Maroc : Toutes nos représentantes sont tombées au premier tour. Pensez-vous toujours qu’un SANEX soit vraiment bénéfique pour nos joueuses ?
Mohamed M’jid : J’en suis convaincu. Rappelez-vous le Grand Prix Hassan II. À ses débuts en 1984, aucun joueur marocain ne figurait sur les deux tableaux. Dix ans après, nos représentants sont arrivés à l’emporter, d’abord par Arazi ensuite par El Aynaoui cette année. Il faut donc laisser le temps au temps pour le tennis féminin national pour qu’il devienne compétitif.
À quoi attribuez-vous la présence peu nombreuse du public?
D’abord je dirai que les absents ont tort. Car, comme tout le monde l’a pu remarquer, nous avons assisté à un beau tennis avec un excellent spectacle. Quant à l’absence relative des spectateurs, elle est due à la conjugaison de plusieurs facteurs. En premier lieu il faut signaler que cette compétition a coïncidé avec les noces de S.M. le Roi Mohammmed VI que Dieu le glorifie. Et tout le monde sait que les festivités ont focalisé l’attention de tous les Marocains qui ne tenaient pas à rater ce mariage royal.
Il faut reconnaître aussi que la date réservée à ce tournoi féminin n’est pas toujours appropriée, c’est pour cela que nous allons essayer de la décaler.
D’autant plus qu’il coïncide cette année avec le national des jeunes qui rassemble entre 300 et 350 joueurs qui étaient en pleine préparation pour ce championnat. On peut aussi attribuer ce manque d’affluence à l’élimination précoce des joueuses marocaines et notamment celle de Bahia Mouhtassine. Mais il ne faut s’en faire, ce n’est que partie remise.
Mis à part les prestations des trois mousquetaires, le tennis national ne brille pas pour autant. Comment comptez-vous combler ce déficit ?
Ça c’est la grande question. Ce travail concerne tout le monde, ministères (au pluriel) clubs et parents. Privée de ses droits, la Fédération ne peut pas accomplir correctement son travail. La communauté urbaine de Casablanca et les autres instances doivent savoir qu’un centre national s’impose pour assurer la continuité. Nous avons les moyens pour y parvenir à condition qu’on dispose d’une infrastructure qui nous soit propre. Là je fais allusion au complexe Al Amal qui doit revenir à sa vocation première, pour laquelle il a été créé : le tennis.
L’absence de beaucoup de membres fédéraux a été manifeste lors du déroulement du Grand Prix Lalla Meryem. Comment expliquez-vous cela?
J’ai pour principe de ne pas forcer les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas faire. Quant à moi, je travaille avec ceux qui le veulent bien, c’est très simple.
En marge du Grand Prix Lalla Meryem, vous avez tenu un point de presse relatif au problème du sport au Maroc ?
Oui justement, je profite de chaque occasion où je me trouve avec les représentants de la presse pour parler du sport et de son pouvoir dans la lutte contre la délinquance.
Là encore je relance mon appel et je persiste à le rappeler.
En septembre prochain, le Maroc sera opposé à la Suisse au compte de la coupe Davis. Comment se présente cette confrontation ?
Cette compétition va avoir lieu au complexe Al Amal. J’espère qu’on ne va pas acheter de nouveaux filets comme ça a été le cas pendant le Grand Prix Lalla Meryem. Car figurez-vous que la communauté urbaine n’a pas assez d’argent pour nous en offrir. Sur le plan sportif, nos chances ne sont pas négligeables. Je pense que ça va nous réussir et que le public viendra nombreux pour encourager les siens.

• Propos recueillis par Badia Dehbi

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