Le Basket-Ball national au creux de la vague

Le rouleau compresseur qu’est l’Angola n’y est pas parti par quatre chemins. Du début jusqu’à la fin, c’est un parcours sans faute que celui réalisé par la machine angolaise. Au terme de ce parcours honorable, le rendez-vous était donc avec un titre de champion d’Afrique amplement mérité. Au passage, l’Angola aura littéralement écrasé la sélection nationale. La raclée affichait le score de 106 à 65, à l’américaine. Outre la suprématie continentale du basket-ball angolais, cette 22e édition du Championnat d’Afrique des Nations aura levé le voile sur le mal qui ronge notre basket-ball national. En effet, le basket national est mal dans sa peau, et cela s’est fait ressentir dès la première sortie des poulains de Wright Sterling. Le premier match avait opposé le cinq national à la sélection de Tunisie. Une équipe qui affiche un niveau technique similaire au nôtre, et dont nous disposions sans grande difficulté par le passé, avec le même effectif. Mais les choses ont changé et la même équipe tunisienne est venue à bout de la nôtre (75-63), sans difficulté apparente. Soit les Tunisiens ont beaucoup évolué – ce qui est certain -, soit nous avons régressé de plusieurs crans, soit les deux en même temps, thèse qui semble la plus plausible. La deuxième sortie du cinq national l’opposera au Madagascar, une équipe sans grande expérience. Le Maroc finit par l’emporter, mais difficilement (76-71). En effet, la victoire sur la sélection malgache fut longue à se dessiner et on a frôlé le pire. Vint alors la troisième rencontre contre l’Afrique du Sud, une équipe tout aussi jeune que la précédente. La sélection nationale en profitera pour se défouler et clôturer la rencontre avec 19 points d’écart. Le calme devait bientôt céder la place à la tempête : l’Angola et le Sénégal étaient les redoutables adversaires à venir. Le Sénégal ne laissera d’autres alternatives à la sélection nationale que de s’incliner, sur un score de 92 à 77, avant que l’Angola ne lui donne le coup de grâce. Véritable signal d’alarme, la modeste prestation du cinq national est tributaire de plusieurs facteurs. À en juger par les séances d’entraînements (2 heurs par jour), il ne faut pas se leurrer et s’attendre à des miracles. En plus de la pénurie en matière d’infrastructures, le basket-ball pourrait bien se retrouver sur le banc des disciplines en voie de disparition.

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