Le tennis de proximité

Au Maroc, s’inscrire dans un club de tennis peut coûter jusqu’à 3000 Dhs par an. Des frais auxquels il faut ajouter les droits d’entrée qui peuvent atteindre 2 000 Dhs.
Le tennis, longtemps considéré comme un sport de luxe, ne le sera plus. Et tant mieux pour les amateurs de la petite balle jaune. Les exploits de nos trois mousquetaires sur les différents circuits internationaux et dans la Coupe Davis ont complètement changé les donnes. Popularité oblige, le champ de la pratique de cette discipline s’élargit d’année en année. Le nombre de clubs adhérents ne cessent de s’accroître. Celui des pratiquants aussi. Le projet de création d’une académie de tennis, annoncé par Karim Alami et Hicham Arazi, s’inscrit dans cette optique. Celle de la vulgarisation du tennis de masse.
Une initiative louable, d’autant plus qu’elle coïncide avec la montée d’une nouvelle génération de joueurs pleins d’ambition.
Un autre projet est, actuellement, en gestation au sein de la fédération royale marocaine de tennis. Il s’agit de mettre en place des structures permettant de développer le tennis de proximité chez les enfants de 4 ans et plus. Ce projet, appelé «tennis à domicile », s’inscrit dans le cadre des actions déjà entreprises au niveau du mini-tennis.
«Le concept consiste à livrer le tennis à domicile comme on livre le lait», résume Mohamed Karchafi, ancien vice-président de la FRMT. Prêt et emballé, il sera présenté prochainement à cette fédération. Et c’est Karchafi lui-même qui en assurera le suivi. Le projet en question est un plan triennal. Dans une première phase, l’expérience sera limitée à l’axe Casablanca-Rabat avec la construction de 100 courts.
«Nous avons déjà lancé cette expérience au niveau de Aïn Sbaâ », fait remarquer Karchafi. Pour la deuxième et la troisième année, le plan prévoit la mise en place de 500 courts à travers tout le royaume. Outre la construction de terrains, dont le coût unitaire ne dépasse pas les 2 500 Dhs, la FRMT s’engagera à assurer l’encadrement des formateurs. Cette action, qui a fait ses preuves partout dans le monde, puisque des centaines de jeunes joueurs y sont adhérents, constitue la base du tennis moderne. Elle vient s’ajouter à celle du tennis dans les écoles qui a connu un succès indéniable avec plus de 27 000 bénéficiaires.
L’idée de tennis de masse est bonne. Et elle le sera davantage si toutes les parties concernées, fédération, sponsors, ministère… se mettent autour de la même table pour que le projet puisse voir le jour. Et ce n’est qu’à ce moment que l’on pourra parler de tennis pour tous.

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