L’expérience mise à profit

L’expérience mise à profit

Joueur, entraîneur et même président de club. La carrière sportive de Naoufal Uariachi est riche en événements. 35 ans en août prochain, Naoufal Uariachi a derrière lui une longue carrière de basketteur. D’abord au sein de l’Ittihad de Tanger, équipe avec laquelle il entretient une grande histoire d’amour. C’est en effet au sein du club du détroit qu’il commence à jouer à la grosse balle orange. Il y a évolué pendant près de 8 ans avant de prendre le large pour le voisin du Nord, pour passer trois saison au championnat espagnol universitaire (de 1988 à 1990).
Après, l’Espagne, le basketteur a décidé de partir un peu plus au Nord. C’est en Suède qu’il passe effectivement la saison 1991-1992 au sein de l’équipe de Halmstad, club évoluant en deuxième division du championnat professionnel local qu’il entraînait également. L’histoire de Naoufal Uariachi avec l’IRT a continué après son retour au Maroc en 1992. Un retour qui a constitué une sorte de porte-bonheur au club, sacré champion du Maroc lors de cette saison-là.
Le Tangérois a également été sélectionné à plusieurs reprises en équipe nationale de basket-ball. «Une carrière internationale trop courte à mon goût qui ne m’a pas trop permis de prouver ce dont j’étais capable de faire», commente Naoufal Uariachi. Mais ce qui lui a surtout laissé un arrière-goût d’inachevé est une carrière de dirigeant du club qu’il chérit le plus. Dans le milieu des années 90, il a passé quelques mois à la tête de l’IRT. «C’était uniquement une mission de sauvetage pour éviter la relégation du club au terme d’une saison catastrophique», explique-t-il. «Durant ces quelques mois, j’ai pu constater de visu la quantité des problèmes matériels qui empêchent le développement du basket-ball au Maroc». Et d’ajouter : «J’ai par la suite été obligé de me retirer». Une décision qui n’a pas été facile à prendre, confesse Naoufal Uariachi. «Ce sont des raisons professionnelles qui m’ont poussé à m’éloigner de la scène sportive locale. Mon travail en tant que directeur des sports au sein de l’école américaine de Tanger prenait tout mon temps. Et puis, il y a aussi ma famille qui demandait de plus en plus d’attention ». Après Tanger, il a changé de destination pour Rabat, ville où il réside depuis 6 ans, passés à l’American School. Une période qui a connu la concrétisation d’un rêve qui lui a longtemps tenu à coeur : la tenue d’un camp de basket-ball en faveur des enfants. Une expérience qui l’a déjà vécue aux USA dans différents camps de basket-ball notamment celui dirigé par Patrick Williams, célèbre joueur de la NBA. «Je voulais faire partager le plaisir que le basket-ball m’a donné tout au long de ma vie. Je visais également de rendre cette discipline le plus populaire possible parmi les jeunes marocains», précise-t-il.
En 2001, le «Uariachi Hoop Camp» a donc démarré à Rabat avec la participation d’une trentaine d’enfants. «J’ai eu l’opportunité de compter sur l’aide de différents sponsors comme l’école américaine qui nous a offert le local». L’année suivante, le concept s’est enrichi avec la tenu du camp à Mettingen en Allemagne. En 2003, le camp rbati a réuni pas moins de 68 jeunes de différentes nationalités. Cette année, le «Uariachi Hoop Camp », qui s’est ouvert lundi 14 juin pour durer une semaine, intéresse près de 130 jeunes, encadrés par quelques-uns des entraîneurs les plus en vue au monde, notamment le sélectionneur de l’équipe yougoslave championne d’Europe des moins de 17 ans ainsi que des coaches de nombreuses équipes marocaines.
Depuis une année, Naoufal Uariachi a pris en main les espoirs du FUS. Une manière à lui d’aider à la promotion de la grosse balle orange. Derrière son sourire se cache une volonté de fer, qui lui ouvre toutes les portes.

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