Mondial 2010 : La guerre des médias

Mondial 2010 : La guerre des médias

A l’approche du 15 mai, les pays candidats à l’organisation de la coupe du monde de football en 2010 multiplient leurs efforts. Seul objectif en tête, convaincre les derniers votants hésitants. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à multiplier les présences dans les plateaux de télévisions internationales et sur les colonnes de la presse mondiale. Le Maroc en fait de même avec une médiatisation accrue de son dossier durant la dizaine de jours qui suivent. Les 8, 9 et 11 mai, la chaîne américaine CNBC parlera de la candidature marocaine à l’organisation de la Coupe du monde 2010.
Ce reportage, qui sera diffusé le premier jour en prime time (20h heure locale) puis rediffusé les deux autres jours à 23h, entre dans le cadre d’une émission spécialement réservée au Maroc, à son système politique et à ses potentialités économiques. La diffusion de cette même émission est également prévue après le 15 mai. Avant cette date, l’association « Morocco 2010 » s’est également assuré d’une présence en premières loges sur les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique l’Intelligent. Un article, intitulé « Maroc-Afrique du Sud : le match » et paru dans la livraison de cette semaine de la publication parisienne, estime que la course à l’organisation du plus grand événement footbalistique de la planète se jouera entre ces deux favoris. Evoquant les chances de chacun des deux pays, à la lumière des dossiers remis à la FIFA, le journal donne un léger avantage au niveau infrastructures à l’Afrique du Sud qui a déjà accueilli de nombreuses compétitions internationales. La publication souligne toutefois que les responsables de la candidature du Royaume, « tirant les leçons des échecs du passé, ont mobilisé une escouade d’experts internationaux et mis au point un montage financier en béton ». Sur le plan sportif, le Maroc prend largement le dessus avec une belle carte de visite, écrit le journal. Champion d’Afrique en 1976, premier pays à se qualifier pour une phase finale de coupe du monde en 1970, au Mexique, puis à accéder au deuxième tour en 1986, toujours au Mexique, et le magazine de continuer, en mettant l’accent sur la longue tradition footballistique marocaine et la légitimité de la candidature marocaine pour abriter le premier Mondial en terre africaine.
Le joli coup médiatique qu’a constituée la rencontre amicale entre le Maroc et l’Argentine, mercredi dernier au complexe sportif Mohammed V, a connu une présence massive des médias internationaux, notamment latino-américains. Parmi eux, la chaîne argentine ESPN qui ne s’est pas contentée de retransmettre en direct le match, mais a également prévu une série de reportages sur le pays comme destination touristique. Le dossier marocain bénéficiera également d’une large couverture médiatique sur les chaînes satellisables arabes. Dans le cadre du suivi des différentes candidatures, Al Jazeera Arriadia ainsi que Dubaï Sport consacreront dans les jours à venir des émissions entières pour décortiquer le dossier marocain avec de nombreux spécialistes invités et la participation téléphonique des téléspectateurs. Les Egyptiens, multipliant les apparitions sur ces chaînes satellitaires, ont été les premiers à exposer les atouts de leur candidature et défendre leur dossier. La prestation du président d’ « Egypt 2010», Mohamed El Siagy, dimanche après-midi sur la chaîne Dubaï Sport, a été plus que remarquée puisqu’elle a continué sur la lignée des précédentes déclarations égyptiennes incendiaires vis-à-vis de leurs concurrents.
Au Maroc, on ne parle plus que de la Coupe du monde 2010. Tout le monde, passionnés de football, et ils sont nombreux, ou simples novices, se sont mis à décompter les voix des 24 membres du comité exécutif de la Fédération internationale de football (FIFA). La presse marocaine s’est prise à ce jeu. Ce week-end, nombreux sont les hebdomadaires qui ont titré sur la candidature du Maroc.
Les atouts du Royaume dans cette course au Mondial, les enjeux économiques qui entourent un tel événement, les retombées positives d’une éventuelle organisation mais surtout les penchants et intentions de vote de tel ou tel membre de la FIFA. Tout a été disséqué par les représentants des médias nationaux qui ont tous usé d’un ton très optimiste, quant à l’issue du vote du 15 mai.

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