«Ne pas mélanger sport et politique»

«Ne pas mélanger sport et politique»

ALM : Comment se porte actuellement l’Ittihad de Tanger?
Abdelhak Bakhat : Contrairement à l’année précédente et sans la moindre exagération, le club de l’IRT va très bien et entamera la saison sous de bons auspices. Nous avons commencé les entraînements très tôt vers la mi-juillet. Nous faisons en sorte que tous les moyens soient réunis pour éviter les problèmes rencontrés lors de la saison précédente. Nous n’avons plus droit à l’erreur. Désormais, nous sommes appelés à travailler dans la transparence, l’entraide et la technicité.

L’année dernière, Ittihad de Tanger a échappé de justesse à une relégation en deuxième division. Que comptez-vous faire pour remettre le club sur les rails ?
Effectivement, vu les problèmes que traversait l’IRT, beaucoup de gens ne croyaient pas que nous allions garder notre place parmi l’élite. Dès que nous avons pris la direction du club, nous nous sommes trouvés confronté à plusieurs problèmes techniques, administratifs et financiers. Malheureusement, nous avions hérité d’une mauvaise gestion, nous ne disposions pas d’une bonne équipe et nous n’avions eu ni le temps ni les moyens pour d’éventuels recrutements. Nous avions passé des moments critiques. J’estime que c’est une expérience et qu’on doit en tenir compte. Mais, il ne faut pas tomber dans les mêmes erreurs.

Cette année, y aura-t-il des changements au niveau technique ? Et quelles sont vos ambitions ?
Pour un meilleur rendement de notre équipe, nous avons procédé à un changement radical au sein du staff. Nous avons fait appel à un nouvel entraîneur, Aziz Khayatti qui sera accompagné par Mohammed Bentaleb. Nous avons aussi changé presque toute l’équipe. Nous voulons avoir une équipe talentueuse qui saura représenter la ville de Tanger. Une ville qui connaît actuellement un grand développement économique.

Quels sont les problèmes qui persistent au sein de votre Club ?
Au Maroc, tous les clubs souffrent de problèmes financiers. L’Ittihad ne fait pas exception. Je dirais même qu’il vit une situation dramatique.
Personnellement, je me vois obliger d’utiliser mes propres moyens sans oublier bien sûr les cotisations des membres adhérents, dont le nombre est de 70 et qui,  heureusement, ont les moyens matériels pour soutenir le club. D’ailleurs, nous sommes habitués depuis longtemps à financer l’équipe puisque les sponsors n’apportent leur aide financière qu’au mois de mars ou d’avril.

Ces derniers mois, votre statut en tant que président délégué a été contesté, notamment par des membres du club. Quel est votre commentaire ?
Malheureusement, certains élus ont tendance à mélanger sport et politique pour améliorer leur image et gagner quelques points à la veille des prochaines élections. Il se trouve qu’ils font partie du comité et au lieu de mettre la main dans la pâte pour mener à bien la gestion du club, ils ont préféré se lancer dans une guerre acharnée contre moi. Mais, ils ont fini par comprendre que la politique ne peut être alliée au sport et qu’ils sont élus au sein du comité pour améliorer la situation de notre équipe.

Najat Faïssal

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