Oscar Fullone ou le culte de l’entraîneur étranger

L’Argentin Oscar Fullone n’entraînera plus le Raja comme cela a été annoncé tout au long de la semaine dernière. Le président Ahmed Ammor nous l’a confirmé dans un entretien téléphonique après que les négociations ont buté sur le conflit qui oppose le virevoltant entraîneur à la fédération libyenne. Ce dernier qui se trouve en concentration à Agadir avec l’équipe nationale de Burkina Fasso a profité de l’aubaine pour essayer de revenir au bercail des verts et blancs. L’homme est instable de nature et gourmand jusqu’à délaisser une équipe qu’il vient, à peine, d’intégrer pour un contrat plus consistant. Son itinéraire depuis qu’il est arrivé au Raja, il y a quelques années, est très éloquent quant au record des clubs qu’il a collectionné depuis son départ du Maroc. Là où il a pris ses galons avec le Raja avec lequel il a remporté plusieurs titres aussi bien à l’échelle nationale que continentale. Il doit sa notoriété beaucoup plus à l’équipe casablancaise que celle-ci ne lui est redevable pour un quelconque apport de structure profonde de l’effectif. À Preuve depuis qu’Oscar a quitté le Raja, il ne vit que sur la réputation qu’il a acquise avec ce dernier club puisqu’il n’a réalisé aucune performance ailleurs. La seule performance qu’on lui connaît jusqu’à maintenant, c’est qu’il a entraîné plusieurs équipes en un temps record. Même si le comité du Raja croit à sa bonne étoile, en ces jours de vaches maigres, il faut convenir que cet homme n’est pas fréquentable aussi bien sur un terrain de football que dans la rue. L’année dernière, il avait lâché le WAC après quelques matchs, d’ailleurs sans résultats apparents, pour aller rejoindre une équipe libyenne. L’argent, toujours l’argent, l’a poussé à entrer en contact avec les dirigeants du club libyen qui se trouvaient au Maroc à l’invitation du Raja. Il fera long feu en Libye qu’il quittera en catastrophe pour courir derrière une équipe émiratie. Plutôt derrière l’argent. Dans les deux clubs, les résultats n’ont pas suivi ses prétentions salariales et finit, là aussi, par faire ses bagages pour rejoindre l’équipe nationale de Burkina Fasso qualifiée pour le CAN. Il semble que dans ce pays aussi, Oscar n’a pas trouvé le calme, la sérénité et le confort matériel à même de mettre fin à son nomadisme. Sinon il n’aurait pas entamé des négociations avec le Raja alors qu’il savait que la fédération libyenne le poursuit pour violation des termes de contrat. Il est tout de même étonnant que le comité du Raja ait voulu récupérer son ex-entraineur sachant la volatilité de ses caprices et l’instabilité morale et physique de l’homme. Oscar n’est malheureusement pas le premier entraîneur étranger, ni le dernier à avoir profité de la naïveté des dirigeants marocains pour encaisser un pactole sans contrepartie apparente. D’autres avant lui, ont surfé avec le football marocain sans diplômes ou avec des diplômes falsifiés pour subtiliser les équipes marocaines. Un soi disant entraîneur Belge qui avait entraîné l’US de Mohammedia s’est reconverti après une période de chômage, en commerçant d’articles sportifs avant de virer carrément vers le journalisme sportif. C’est dire que tous les chemins de l’entraîneur mènent au football marocain même quand sa compétence est virtuelle. Oscar possède peut-être des diplômes, mais ses méninges sont en constante ébullition pour qu’il puisse être l’éducateur et le technicien sur lequel un club peut compter.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *