Pour un titre de grand Chelem

«Mon souhait le plus cher est de pourvoir remporter Roland Garros. Ce sera pour la concrétisation d’un vieux rêve et le couronnement de toute une vie de tennis ». C’est ce que nous avait déclaré le tennisman marocain, celui que l’on a baptisé Younès le Magnifique, lors de son passage à Casablanca pour le compte du Grand Prix Hassan II. Un tournoi qu’il a remporté avec maestria et une déclaration qu’il ne cesse de rappeler.
Cette fois, c’est à Paris qu’il confirme cette volonté, alors que le n° 1 national et 10e mondial, dispute les mêmes Internationaux de France, si chers à ses yeux et qui ont lieu du 27 mai au 9 juin en France. « Roland Garros reste un rêve de gosse ». «Aujourd’hui, j’ai tellement envie de bien jouer et de gagner. Cela fait longtemps que j’attends cette compétition», déclare-t-il, plus déterminé que jamais à étaler tout son savoir-faire et son talent pour relever ce défi. Younès El Aynaoui, tête de série n° 16, y va doucement mais sûrement. Après avoir battu, lundi, l’Américain Jean-Michael Gambill, par trois sets à deux (3-6, 6-3, 6-4, 3-6 et 6-4), le tennisman marocain s’est d’ores et déjà qualifié pour le deuxième tour de ce tournoi. Un adversaire qu’il a battu à maintes reprises et une façon de joindre l’acte à la parole pour, comme il a si bien dit, « aller le plus loin possible » dans une compétition convoitée part les meilleures raquettes du monde. Il n’y a, pour s’en rendre compte, qu’à citer des noms comme l’Australien Lleyton Hewitt, n°1 mondial et tête de série, le Brésilien Gustavo Kuerten (n°7) et l’Espagnol Alex Corretja. Tous ont décroché leur billet pour le prochain tour et tous veulent l’emporter.
L’entame de la première rencontre d’El Aynaoui, spécialiste de la terre battue, n’augurait pourtant de rien de bon. Il a lui-même reconnu avoir été crispé et tendu au début, avant de se ressaisir pour rentrer définitivement dans le jeu et se relâcher. « Là, je me suis mis à mieux jouer parce que j’avais vraiment envie de gagner ». Une tension due à son statut de favori et qu’il a réussi à surpasser en dévoilant son meilleur jeu. « Mon meilleur résultat remonte à 1996. c’était quand j’ai accédé aux huitièmes de finale, où je me suis opposé à Agassi. Cette fois-ci, je pars favori.
Ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Quand les joueurs disputent un match contre un favori, ils sont très motivés. Il faut rester calme et serein pour évacuer le stress et la pression », souligne-t-il. Younès El Aynaoui jouera, ce mercredi, contre l’Espagnol Albert Montanes, âgé de 21 ans et classé 47e mondial. Un match qu’il aborde avec assurance. « A 30 ans, j’estime que j’ai acquis beaucoup d’expérience. Je suis au top de ma forme», dit-il.
Quant à Hicham Arazi, il rencontrera mardi le Suisse Robert Federa, tête de série n° 8. Ses résultats n’ayant pas été à la hauteur ses derniers temps, la tâche d’Arazi ne sera pas de tout repos. Arazi, qui peut se targuer d’avoir disputé les quarts de finale de ce tournoi, vient de se séparer de son entraîneur français Thierry Champion pour le remplacer par François Guardiola, 30 ans. A signaler que parmi les nombreux supporters marocains qui viendront soutenir El Aynaoui, il y aura un autre champion : Hicham El Guerrouj.

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