Quelque 15.000 personnes assureront le spectacle

Quelque 15.000 personnes assureront le spectacle

A 12h08 GMT, le coup d’envoi de ces XXIXe Olympiades sera donné au «Nid d’oiseau», stade futuriste et symbole de cette Chine montante, qui inspire admiration et inquiétude dans le monde entier.
Le choix de la date et de l’heure n’est pas anodin. Le 8 est un chiffre porte-bonheur. La superstition n’est jamais loin en Chine. En cette année 2008, le chiffre suspicieux n’a pourtant guère porté chance aux Chinois: en mai, la terre tremblait dans le sud-ouest, faisant quelque 90.000 victimes, dans le pire séisme que la Chine ait connu en 30 ans.
Raison de plus pour les Chinois, au nationalisme à fleur de peau, de s’unir autour des Jeux et de les réussir de manière spectaculaire pour concrétiser le rêve commencé en 2001 lors de l’attribution des JO. «Nous avons surmonté tant de difficultés cette année, nous sommes vraiment confiants que nous réussirons ces Jeux», déclarait jeudi Sun Weide, porte-parole du Comité d’organisation. Tout aux jeux Olympiques de Pékin est à grande échelle et la cérémonie d’ouverture vendredi n’y échappera pas, avec un spectacle de trois heures marqué par l’ouverture au monde, la promotion de la culture chinoise traditionnelle et son inscription dans la modernité.
Plus la fête est longue et plus les risques sont grands, et les responsables chinois, après s’être investis pour obtenir l’organisation des Jeux, veilleront au grain sur le déroulement d’une soirée qu’ils espèrent sans le moindre accroc. Dans Pékin modernisée et fleurie, aux couleurs du slogan «Un monde, un rêve», la fièvre olympique semble canalisée par les autorités, la population n’est pas toujours associée à la fête mais à quelques heures des premiers Jeux de l’histoire de la Chine, la fierté l’emporte.
Quelque 15.000 personnes assureront le spectacle au Stade national, surnommé le «Nid d’oiseau», et 29.000 feux d’artifice devraient ponctuer la cérémonie. De nombreux chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus dans la tribune officielle.
Depuis des lustres, toute cérémonie d’ouverture sert à vanter la culture du pays hôte. La Chine, longtemps réticente aux regards indiscrets de l’étranger, est désormais prête à devenir le centre d’attention d’une audience de plusieurs centaines de millions de téléspectateurs.
Conçue depuis trois ans comme un secret d’Etat ou presque, la cérémonie a toutefois levé un coin de son voile lorsqu’une télévision sud-coréenne, SBS, a tourné quelques images d’une des répétitions fin juillet et les a diffusées sur internet.
La seule information demeurée vraiment secrète reste l’identité du dernier porteur de la flamme. La star du basket chinois Yao Ming, pressentie pour cet honneur, l’a déjà portée mercredi sur la place Tiananmen, et la tradition veut qu’une personne ne puisse le faire qu’une fois.
Seule indication livrée par les organisateurs: ce sera une personnalité choisie pour sa «réussite sportive» et son «influence sociale».

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