Qui fait monter la tension au Raja ?

Six Championnats d’affilée, un titre de championnat et la Coupe du Trône la même année, consécrations africaines, la Coupe Afro-américaine et une brillante participation au Championnat du Monde des Clubs. Personne ne peut le contester le Raja est une grande équipe. Une grande équipe mais qui vit une crise dont personne ne voit le bout du tunnel. Le Raja n’a plus connu de victoires depuis cinq semaines. En cinq matchs successifs il a cumulé trois défaites, deux nuls et zéro but marqué. L’équipe est actuellement placée en 7e position, à sept points du leader, le Wydad. Rien n’est encore perdu et le Championnat n’en est qu’au début de son deuxième tiers. Mais le public, ayant comme critère de comparaison les performances de l’éternel «frère-ennemi», le Wydad, ne pardonne aucun faux-pas. Les supporters n’hésitent pas à s’en prendre aux arbitres quand Ils jugent que ces derniers lèsent leur équipe mais aussi à l’entraîneur, les responsables et les joueurs quand les résultats sont négatifs. Un comportement qu’on croyait révolu depuis longtemps déjà avant que les prestations déplorables de l’équipe ne le remettent sur le tapis. Les critiques pour le moins acerbes, doublées d’insultes, de menaces et parfois même d’agressions, venant de la part des supporters et adhérents, ne manquent pas. Difficile pour les dirigeants d’avoir une vision claire quant à l’avenir de leur équipe dans de telles conditions. Cela s’est traduit par le changement d’entraîneurs à trois reprises. Youri a dû céder la place en début de saison à Fathi Jamal qui, après avoir démissionné, s’est vu remplacer par Mohamed Najmi. La pression continue puisque des négociations difficiles sont en train d’avoir lieu avec L’ex-coach fétiche des verts et blancs, l’Argentin Oscar Fullonne. En cas d’échec de ces pourparlers, le comité se tournerait inévitablement vers le Roumain Moldovan ou l’Algérien Mohidienne Khalef, connus pour leur grande connaissance du Raja et du football marocain. De quoi faire renaître un peu d’espoir au sein d’une équipe en quête d’un meilleur positionnement. Mais la partie est loin d’être gagnée. Si l’éventuel retour d’Oscar a suscité joie et enthousiasme chez les inconditionnels du club, sa défection peut avoir de fâcheuses conséquences. L’évincement des éléments incontournables comme Nejjari et le recrutement de joueurs dont le rendement est peu convaincant aggravent davantage cette situation. L’équipe, vidée de ses meilleurs talents, a fort à faire pour changer le cours des évènements. Chaque club a ses moments de gloires mais aussi ses mauvaises passes. L’essentiel dans l’immédiat est que le calme soit de retour à la maison des Verts et que les joueurs, étouffés par la forte pression qu’ils subissent, retrouvent leur sérénité, tonus et vigueur. Le derby contre le Wydad se déroulera cette semaine . Il y a donc du pain sur la planche et ça presse.

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