Shumi, le mythe de la F1

Shumi, le mythe de la F1

Décidément, Shumi et son cortège de réalisations se sont accaparés le vedettariat pour de bon. Six titres de champion du monde et une multitude d’accomplissements ne semblent cependant pas suffisants à satisfaire son vorace appétit. En effet, ayant en sa possession tous les records, excepté celui des «pôles positions», détenu par le Brésilien Ayrton Senna disparu voilà dix années, Schumacher n’a toujours pas étanché sa soif. Une victoire, plus encore un titre, lui procure un plaisir aussi vif, aussi intense, que la première fois. Entre autres distinctions, le pilote allemand a été élu « champion des champions » de l’année 2003 par le quotidien sportif « L’Equipe » pour la troisième année consécutive. Schumi est le premier à décrocher trois fois d’affilée cette distinction. Il devance dans le classement le cycliste américain Lance Armstrong, vainqueur de son cinquième Tour de France, le nageur russe Alexander Popov, le rugbyman anglais Jonny Wilkinson et la joueuse de tennis belge Justine Henin-Hardenne. À l’issue de la saison 2003, l’Allemand aura conquis son sixième titre mondial, reléguant au second plan le mythique argentin Juan Manuel Fangio au palmarès de la Formule 1. Une fois cet objectif atteint, l’on pensait que Michael Shumacher partirait à la retraite. Niet ! Pas question ! Pour lui, l’appétit vient en mangeant et des titres en appellent d’autres. Ainsi, le «Baron rouge» de la Scuderia Ferrari est bel et bien décidé à poursuivre sa carrière, avec, pour but suprême, une septième couronne. Ceci trouve son explication dans le fait que l’homme cherche toujours à se surpasser, à aller toujours plus loin, toujours plus haut. La difficulté faisant office de motivation conséquente. Ainsi, à l’instar de ses congénères, Shumacher puise toute sa force dans la difficulté. Plus la concurrence est rude, plus il ressent une immense satisfaction à l’emporter, à dominer, à s’imposer comme le maître suprême de la discipline. Cette année lui aura cependant apporté son lot de tristesse, de malheur, de doute et d’inquiétude avant la délivrance, dans la douleur d’une huitième place à Suzuka, au Japon. Lors du Grand Prix de Saint-Marin, quatrième étape du Championnat du monde, le 17 avril à Imola, Michael Schumacher et Ferrari étaient dans la confusion la plus totale. Aucune victoire à leur actif, tout juste un petit podium pour le Brésilien Rubens Barrichello en Malaisie. Le maigre bilan ne pouvait être du goût de la Scuderia et du pilote allemand, après la domination sans partage exercée l’année précédente. Dos au mur, face à un public toujours prompt à brûler ceux qu’il a adorés, Michael Schumacher allait également faire face à un drame familial. Avec son frère Ralf (Williams-BMW), le pilote de la Scuderia devait affronter la mort d’Elizabeth Schumacher, leur mère. Au volant de leurs monoplaces, tandis que Ralf avait une bande noire sur le casque, son frère aîné, lui, portait un brassard en guise de deuil de celle qu’ils chérissaient. Le départ donné, il n’existait plus que la course, le reste ayant été balayé. Shumi passera le premier sous le drapeau à damier. Victorieux, au bord des larmes, l’Allemand venait de signer sa première victoire.

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