Suède – Espagne, un match sous haute tension

Suède – Espagne, un match sous haute tension

La Suède et l’Espagne, qui se rencontreront samedi dans le match au sommet du groupe D, ont pris rendez-vous en s’imposant mardi avec la manière pour leur entrée dans l’Euro 2008. Les Suédois ont fait chuter d’entrée les tenants du titre grecs 2 à 0 grâce à deux buts aux antipodes l’un de l’autre : l’un magnifique, inscrit par Zlatan Ibrahimovic, sur une frappe puissante à l’entrée de la surface, l’autre plus confus, marqué par Petter Hansson, sur un cafouillage devant le but.
Un peu plus tôt, l’Espagne avait écrasé la Russie 4-1 grâce à un triplé de David Villa, meilleur buteur de l’Euro, et un dernier but de Cesc Fabregas. Roman Pavlyuchenko avaient réduit l’écart pour les Russes.
Comme dans les groupes A et B, la deuxième journée du groupe D opposera donc les deux premiers vainqueurs d’un côté, les deux premiers vaincus de l’autre.
La Grèce, qui affiche l’ambition de réaliser un doublé inédit, devra effacer cette défaite initiale dès le prochain match face à la Russie, samedi, pour croire à un nouvel exploit. « Nous devrons montrer quelque chose de différent, il le faut », a prévenu le sélectionneur allemand de la Grèce, Otto Rehhagel.
« Nous avons fait des erreurs décisives à deux reprises », a-t-il regretté. «Les Suédois nous ont imposé beaucoup de pression. Nous ne sommes pas parvenus à les mettre sous pression nous-mêmes. Il nous a manqué ce ‘fighting spirit’ à des moments-clés.» Son homologue néerlandais Guus Hiddink, sélectionneur de la Russie, a pour sa part fustigé les «erreurs stupides» de ses jeunes joueurs. «Certaines équipes scolaires ne font pas ce genre d’erreurs», a-t-il déclaré. Pourtant, la Russie, malgré l’ampleur du score, a montré des belles choses face à l’Espagne, ce que reconnaissait Luis Aragones, le patron de la Seleccion.
«Cela ressemble à une victoire facile mais ce ne fut pas le cas. Je pense que nous avons été chanceux», a-t-il déclaré.
Toujours est-il qu’à l’issue de tous les matches de la première journée, l’Espagne après les Pays-Bas, l’Allemagne et le Portugal s’est positionnée parmi les favoris de la compétition en pratiquant un football alerte, rythmé et efficace. Tout l’inverse, en somme, de l’équipe de France, qui a promis de desserrer le frein à main au lendemain de son match initial décevant contre la Roumanie (0-0). Le défenseur William Gallas a appelé ses coéquipiers à «se lâcher» face aux Pays-Bas, vendredi.

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