Abdelatif Laâbi remporte le Grand prix de poésie de la ville de Lyon

Abdelatif Laâbi remporte le Grand prix  de poésie de la ville de Lyon

Il vient d’être récompensé pour son œuvre «Presque Riens»

Le grand écrivain, romancier et poète Abdelatif Laâbi vient de remporter le Grand prix de poésie de la ville de Lyon pour son recueil «Presque Riens», publié aux éditions Le Castor Astral. L’annonce a été faite par l’écrivain lui-même sur sa page officielle, en indiquant que le prix Roger-Kowalski, Grand prix de poésie de la ville de Lyon, a été créé en 1984 par la municipalité de la ville, à l’initiative d’André Mure et de François Montmaneix. «Le prix récompense un poète et rend hommage à Roger Kowalski (1934-1975), né et mort à Lyon, où il a écrit toute son œuvre.

Il est attribué chaque année au livre d’un poète vivant, publié entre le 1er octobre de l’année précédente et le 1er octobre de l’année en cours. Ainsi James Sacré, Jean Joubert, Jacques Réda, Yves Bonnefoy, Jean-Claude Pirotte, William Cliff, Marie-Claire Bancquart, Franck Venaille, figurent parmi les derniers lauréats». Dans son communiqué annonçant l’attribution du prix de cette année à Abdellatif Laâbi, le jury défend ainsi son choix en indiquant qu’«à travers son écriture, Abdellatif Laâbi promeut l’engagement artistique et intellectuel comme moyen de lutter contre les injustices et met en œuvre une esthétique de la dissidence.

Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) située au confluent des cultures».
Notons que «Presque Riens» est une sorte de livre testamentaire empli de sagesse et d’optimisme. Il brasse les grandes questions existentielles. «Derrière l’ironie amusée, ces «presque riens» concentrent les moments essentiels d’une vie. Ils font de cette publication à la fois un livre bilan et un livre de sagesse. Il s’en dégage une étonnante énergie communicative», indique l’éditeur. Et d’ajouter que «cette œuvre retraverse le champ de bataille de la vie, croise les espèces animales disparues, la grande colère des opprimés et la poésie qui toujours fait battre le cœur et rattache à la vie. Puisque si le soleil se couche, c’est qu’il se lève !».

Pour rappel, Abdelatif Laâbi a obtenu en mars 2020 le prix Mahmoud Darwich pour la création et la liberté, en même temps que l’Américain Noam Chomsky et le Palestinien Zakaria Mohammed.

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