Asilah : Un atelier pour les artistes en herbe

Asilah : Un atelier pour les artistes en herbe

Une pépinière d’art contemporain pour les enfants passionnés de dessin et de peinture

 

Le Palais de la culture, plus connu des Zaïlachis par Ksar Raïssouni, se transforme en un espace de création artistique pour enfants. C’est à l’occasion du 42èmeMoussem d’Asilah, dont les travaux se poursuivent en session d’été jusqu’au 18 juillet dans les plus importants sites intramuros. Avec le respect des restrictions sanitaires dues à la pandémie de Covid-19, les organisateurs veulent encore cette année faire de cet événement une pépinière d’art contemporain pour les enfants passionnés de dessin et de peinture. Considérés pour leur plupart des familiers du Moussem annuel et âgés entre trois à quinze ans, ces artistes en herbe sont à pied d’œuvre depuis le lancement de l’atelier pour enfants, le 4 juillet, afin de réaliser leurs peintures murales sur l’un des murs des quartiers de la médina, mais aussi peindre leurs toiles destinées à l’exposition la veille de la cérémonie de clôture de cette manifestation à la Galerie du Centre Hassan II des rencontres internationales. Dirigé par l’artiste-peintre et membre de la Fondation du Forum d’Asilah (organisatrice de cet événement depuis plus d’une quarantaine d’années), Kaoutar Chrigui, cet atelier permet d’initier les enfants aux différentes techniques de peinture et de dessin.

Mère plasticienne

Faisant partie depuis toujours des principales activités du Moussem annuel de la ville, «les travaux de cet atelier ont été dirigés pendant les trois premiers Moussems par la critique d’art Toni Mariani. Par la suite, d’autres noms se sont acquittés de cette mission jusqu’à ce que l’atelier ait été confié, des années durant, aux tendres soins de Kaoutar Chrigui, qui a mérité le surnom de «Mère plasticienne» pour les efforts déployés en faveur de générations d’enfants et de jeunes artistes issus de la ville d’Asilah», explique Mohammed Boukhazar, professeur des Hautes études.
Au fil des ans, des promotions d’artistes, qui ont affiné leurs talents, poursuit-il, au sein de l’atelier d’arts plastiques d’Asilah, sont devenus une valeur ajoutée dans le palmarès du Moussem et dans l’histoire de la ville. «L’allégresse ressentie par la Fondation à l’égard des bourgeons, devenus maintenant des arbres gigantesques s’élevant vers les cimes, se manifeste dans le fait qu’elle voit avec satisfaction les fruits de ce qu’elle a semé dans le sol de la ville», souligne M. Boukhaza, avant d’ajouter qu’en signe de la reconnaissance témoignée pour ces talents, il suffit à cet égard de mentionner que «la Fondation avait décidé d’embellir des couvertures d’un grand nombre de ses publications culturelles au moyen de peintures d’enfants dont se dégagent beauté, tendresse et douceur».

Ateliers d’art contemporain dans la médina

Initiée par la Fondation du Forum d’Asilah en partenariat avec le département de la culture et la commune d’Asilah, la première session de ce 42èmeMoussem – dont les travaux se déroulent sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, connaît l’organisation, en plus de l’atelier pour enfants, de ceux de fresques murales, de sculpture et de peinture. Alors que la deuxième session de cette édition, qui se tiendra du 22 octobre au 13 novembre, sera marquée par l’organisation de six conférences, dans le cadre de la 35èmesession de l’Université d’été Al-Mouatamid Ibn Abbad, qui verront la participation d’une pléiade de chercheurs, d’intellectuels et d’experts africains et arabes.

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