4ème conférence des Instituts des finances publiques : Lumière sur l’apport de la digitalisation pour les finances publiques

4ème conférence des Instituts des finances publiques : Lumière sur l’apport de la digitalisation pour les finances publiques

La digitalisation offre des prestations rapides et efficaces permettant une optimisation des efforts, de temps et de coût, une réduction des disparités territoriales et sociales…

En pleine ère numérique, les finances publiques ne sont pas en reste. Les intervenants à la 4ème conférence des Instituts des finances publiques des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et des Caraïbes, qui se poursuit jusqu’à mardi à Salé, sont unanimes concernant l’apport de la numérisation pour cette discipline.

La digitalisation, outil de développement inclusif

«Le Maroc considère le digital comme un outil indispensable pour le développement inclusif de l’économie nationale», précise, lundi, Zouhair Chorfi, secrétaire général du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, en ouverture de cet événement. Selon ses dires, la numérisation a un rôle important dans «l’attractivité des investissements, la création de l’emploi et la modernisation des services publics».

Mieux encore, la digitalisation offre, comme il le précise, des prestations rapides et efficaces permettant une optimisation des efforts, de temps et de coût, une réduction des disparités territoriales et sociales, un renforcement de la transparence et de l’intégrité et la lutte contre toutes les formes de corruption. Elle permet, aussi, une gestion efficace et efficiente du service public à travers la simplification des procédures administratives, l’accès à l’information, l’amélioration de la relation de l’administration avec ses usagers et l’appui à la décentralisation, à la déconcentration administrative et à la régionalisation avancée.

Facilitation des démarches budgétaires

L’orateur, qui évoque un discours royal, s’exprime sur les efforts déployés en la matière par le département dont il est secrétaire général. «Ainsi, durant ces dernières années, des avancées notables ont été enregistrées dans le sens de la facilitation des démarches budgétaires, douanières, fiscales, administratives», enchaîne-t-il. L’objectif étant, selon ses dires, de dynamiser l’économie nationale et favoriser un rapprochement fructueux entre l’administration et le citoyen. Et ce n’est pas tout. L’orateur, qui précise que le ministère, devenu une administration digitale, estime que «cette transformation digitale de la gestion des finances publiques ne saurait porter ses fruits si elle n’est pas accompagnée d’une stratégie de formation destinée à accompagner le changement qui en découle».

Pour lui, il est, en effet, notoire que l’essaimage graduel de la digitalisation dans le secteur public, en particulier dans le secteur des finances publiques, ouvre de nouvelles voies et crée de nouvelles opportunités devant la formation et la formation continue dans ses différentes administrations. «Afin d’amorcer pleinement ce virage de la transformation, les différents institutions et organismes publics doivent accorder toute l’importance qu’il faut aux politiques de formations adaptées au renforcement des compétences des femmes et hommes acteurs de cette digitalisation intervenant dans toute la chaîne de valeur partant de la conception de la stratégie digitale à la mise en œuvre, à la sensibilisation et l’information du personnel», ajoute-t-il.       

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