Aquaculture : 4.000 ha dédiés aux coquillages, algues marines, et poissons dans le Souss

Aquaculture : 4.000 ha dédiés aux coquillages, algues marines, et poissons dans le Souss

La superficie consacrée à l’aquaculture au niveau de la région de Souss-Massa est évaluée à plus de 4.000 ha répartis sur 4 zones dédiées à la mise en place de projets de pisciculture pour l’élevage de 3 espèces marines, à savoir : les coquillages, les algues marines et les poissons.

Le Comité de suivi des accords de partenariat avec les porteurs de projets dans le secteur de l’aquaculture a tenu une réunion au siège de la région consacrée à l’étude de l’avancement de la mise en œuvre des projets aquacoles approuvés par le Conseil régional de Souss-Massa pour atteindre les objectifs fixés par la convention-cadre de partenariat signée lors du Salon international Halieutis en 2017 avec l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA).

D’après le Conseil régional Souss-Massa, 4.000 ha sont consacrés aux projets aquacoles dans ladite région ; la première zone se situe entre Imessouane et Tamri (nord de la ville d’Agadir) et elle est dédiée à la création de 48 unités d’élevage des coquillages, soit une superficie de 15 ha pour chaque unité. Quant à la seconde zone située également au nord de la ville d’Agadir, entre Cap Ghir et Tamraghte, elle a été consacrée à la création de 48 unités de production de poissons, avec une superficie de 25 ha pour chaque unité, outre la mise en place de 42 unités d’élevage de coquillages d’une superficie de 15 ha pour chaque unité. Sur le littoral de la zone de Tifnite-Oued Massa relevant de la province de Chtouka-Aït Baha, il a été décidé la mise en place d’une troisième zone dédiée à la création de 72 unités, dont 48 unités d’élevage des coquillages et 24 dédiées aux algues marines, avec une superficie de 15 ha pour chaque unité. Enfin, la quatrième zone est située entre Oued Massa et Sidi Boulefdayel (province Chtouka-Aït Baha) sur une superficie totale estimée à 1.080 ha, répartie sur 72 unités de production de coquillages.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la stratégie réalisée par l’ANDA pour valoriser le potentiel aquacole de la région lancé selon une approche qui adopte la logique du développement durable et de la préservation des ressources maritimes. Ils auront un impact mesurable et substantiel en matière de création de valeur ajoutée, de réduction d’empreinte écologique et d’amélioration de la qualité de vie des marins pêcheurs ayant choisi de se lancer dans l’aquaculture comme activité complémentaire à la pêche artisanale.

Considérée comme l’un des projets prioritaires du programme de développement régional, afin de donner une nouvelle dynamique pour le secteur de la pêche maritime en soutenant l’aquaculture qui se présente comme une solution alternative pour atténuer la baisse tangible des revenus des produits marins dont souffre la région et réduire la pression exercée sur les stocks naturels.

Pour rappel l’ANDA a déjà lancé un appel à manifestation d’intérêt au profit des entreprises et coopératives en décembre 2017, ce qui a abouti à la sélection de 24 projets, d’un investissement de 396 millions de dirhams, qui offriront 620 emplois.
Ces projets prévoient la production d’environ 62.000 tonnes de crustacés et d’algues marines par an dans 60 unités de production, soit 78% des projections du Plan de développement de la vie marine. La région a mobilisé une première enveloppe financière d’un montant de 20 millions de dirhams pour le soutien de ces projets portés par de jeunes entrepreneurs et des coopératives de pêcheurs, ainsi que pour accompagner des investissements structurants pour le développement de l’aquaculture à Souss-Massa, le pourcentage maximum de soutien a été fixé à 20% du coût total du projet.

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