Asilah : L’activité commerciale à la peine

Asilah : L’activité commerciale à la peine

Les petits commerçants sont les plus touchés par cette récession qui peut perdurer jusqu’au mois de juin

Les petits commerçants sont les plus touchés par cette récession qui peut perdurer jusqu’au mois de juin

Réputée être l’une des destinations de choix en été, la ville blanche souffre depuis le début de l’automne d’un ralentissement sans précédent des différents types de commerces. Les petits commerçants sont les plus touchés par cette période de récession qui peut perdurer jusqu’au mois de juin. «La situation empire d’année en année. Je continue de vendre à mes clients habituels, dont la plupart ayant un revenu faible. Nos ventes sont en baisse en comparaison avec l’été, où notre activité connaît une certaine amélioration. J’ai arrêté de rêver de développer mon commerce que j’ai hérité de mon père. Je dois me battre pour faire face à la cherté de la vie et pouvoir subvenir aux besoins de mes enfants, dont les exigences deviennent de plus en plus grandes», a dit un petit commerçant à l’ancienne médina.

A titre d’exemple et contrairement à Tanger et d’autres villes voisines, le Nouvel an n’a pas pu faire sortir la ville blanche de sa longue léthargie hivernale.

L’intérieur ou les devantures des magasins et d’autres commerces sont pour leur majorité restés pendant cette période sans ornement ni décorations de fêtes de fin d’année. Et vu leur faible niveau du pouvoir d’achat, les Zaïlachis paraissent ne pas être concernés par les fêtes du Nouvel an.

A l’exception des pâtisseries, dont la vente des tartes a connu, plus précisément le 31 décembre, une forte augmentation, les restaurants et les cafés ont été pour leur majorité presque vides de leurs clients. «Vu notre positionnement sur la corniche, nous sommes parmi les rares salons de thé et restaurants à connaître, pendant cette période de fêtes, une petite reprise de notre activité. Pour cela, nous demandons à notre chef-cuisinier de diversifier les recettes pour pouvoir répondre à toutes commandes, en particulier celles propres au Nouvel an», a souligné le gérant d’un café-restaurant situé dans la corniche.

En raison de son aspect balnéaire, les établissements d’hébergement hôtelier de la ville enregistrent la plus faible fréquentation pendant la période hivernale. «Nous devons nous habituer au tourisme de passage que connaît généralement la ville. Nous constatons ces derniers temps l’arrivée d’autocars pleins de touristes de différentes nationalités, mais les professionnels n’en tirent pas grand-chose. Car la plupart d’entre eux passent généralement la demi-journée à Asilah à errer dans l’ancienne médina, sans rien acheter, même pas un petit souvenir marquant son passage par la ville. C’est pourquoi nous devons miser beaucoup sur l’été, où nous travaillons, en raison de la fête d’Aïd El Kébir et autres contraintes, seulement deux mois. D’autant plus que notre clientèle est composée en sa majorité par les touristes internes», a souligné le directeur d’un établissement touristique à Asilah, tout en appelant à «l’ouverture des monuments historiques et plus d’animation pour attirer plus de visiteurs».

A cause de la saisonnalité dont souffre énormément Asilah, plusieurs détenteurs de commerces ont dû mettre la clé sous le paillasson et quitter leur ville pour essayer de trouver leur gagne-pain sous d’autres cieux.

 

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *