Climat des affaires, conditions de production, trésorerie, financement… Les industriels décortiquent la conjoncture

Climat des affaires, conditions de production, trésorerie, financement… Les industriels décortiquent la conjoncture

Bank Al-Maghrib révèle les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture. Les avis sondés au 4ème trimestre de l’année semblent mitigés.

Si 49% des répondants considèrent que le climat des affaires est normal, 43% autres le jugent difficile. Se référant à l’enquête de la banque centrale, le climat des affaires est défavorable pour 20% des patrons opérant dans l’« électrique et électronique» et pour 67% des industriels du textile et cuir. S’agissant des conditions d’approvisionnement, elles semblent être normales pour 77% des industriels sondés au moment où 21% relèvent des difficultés. «Les conditions ont été normales selon 86% des patrons de l’agroalimentaire, 83% de la chimie et parachimie, 74% de la mécanique et métallurgie, 51% du textile et cuir et 44% de l’électrique et électronique», peut-on lire de l’enquête de Bank Al-Maghrib précisant que la proportion des entreprises qualifiant les conditions d’approvisionnement de «difficile» varie entre 13% dans l’«agroalimentaire» et 56% dans l’«électrique et électronique». L’enquête de Bank Al-Maghrib fait également ressortir une stagnation des coûts unitaires de production.

Ce constat a été confirmé par 53% des répondants alors que 33% autres attestent d’une hausse. «Ces proportions sont respectivement de 79% et 12% dans la mécanique et métallurgie, de 70% et 30% dans l’agroalimentaire, de 67% et 20% dans le textile et cuir, de 65% et 35% dans l’électrique et électronique et de 35% et 49% dans la chimie et parachimie», relève-t-on de Bank Al-Maghrib. Interrogés sur leur trésorerie, 55% des industriels jugent la situation normale.

En revanche, 44% autres la considèrent difficile. Ces proportions sont respectivement de 80% et 20% dans l’«électrique et électronique», 70% et 28% dans l’«agroalimentaire», 55% et 40% dans la «chimie et parachimie», 50% dans la «mécanique et métallurgie» et 30% et 70% dans le «textile et cuir». En ce qui concerne le financement bancaire, il a été qualifié de normal par la quasi-totalité des entreprises dans la «chimie et parachimie» et dans l’«électrique et électronique». Même appréciation pour 75% des industriels opérant dans l’«agroalimentaire», et «difficile» selon 22% d’entres eux. Ces proportions sont respectivement de 72% et 27% dans le «textile et cuir» et de 59% et 41% dans la «mécanique et métallurgie». De même, le coût du crédit aurait été en stagnation selon plus de 80% des industriels. L’enquête de Bank Al-Maghrib démontre que ce constat reste valable dans l’«agroalimentaire», la «chimie et parachimie» et l’«électrique et électronique».
En parallèle, 74% des entreprises opérant dans la mécanique et la métallurgie indiquent un coût du crédit inchangé par rapport au trimestre précédent tandis que 26% le déclarent en hausse. «Ces proportions sont respectivement de 78% et de 21% dans le textile et cuir», souligne la banque centrale.
En parallèle, le stock des matières premières et demi-produits se serait situé à un niveau normal dans l’ensemble des branches d’activité. Les répondants relèvent par ailleurs une stagnation durant les trois derniers mois des effectifs employés. «Par branche, les industriels de la mécanique et métallurgie indiquent une stagnation des effectifs.
Dans le textile et cuir, 62% des entreprises déclarent une stagnation et 38% une baisse. Ces proportions sont respectivement de 60% et 28% dans l’électrique et électronique et de 71% et 20% dans la chimie et parachimie», commente la banque centrale dans ce sens.
Et d’ajouter que «dans l’ agroalimentaire, 78% des patrons indiquent une stagnation des effectifs et 17% une hausse».
La stagnation des effectifs employés devrait par ailleurs s’étendre aux trois prochains mois. Une anticipation faite par 73% des industriels tandis que 17% s’attendent à une baisse.

En outre, la moitié des répondants ont confirmé une stagnation des dépenses d’investissement au moment où 30% autres ont attesté d’une baisse. Par branche, la stagnation est relevée par 64% des entreprises du «textile et cuir», 60% des industriels opérant dans la mécanique et métallurgique et 43% des entreprises opérant dans l’électrique et l’électronique et 56% dans l’agroalimentaire.

L’activité stagne au mois de décembre

L’activité industrielle aurait stagné au mois de décembre. Un constat fait par les patrons interrogés par Bank Al-Maghrib dans le cadre de son enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie. Dans l’ensemble, la production est restée quasiment stable d’un mois à l’autre dans l’«agroalimentaire». Elle a, par ailleurs, enregistré une hausse dans le «textile et cuir», dans la «chimie et parachimie» et dans l’«électrique et électronique» alors qu’elle a accusé une baisse dans la «mécanique et métallurgie».

A cet effet, le taux d’utilisation des capacités se serait stabilisé à 70% comparé au mois de novembre. Ce taux s’élève à 75% pour les industries chimiques et parachimiques, de 73% pour les industries agroalimentaires et de 67% pour les industries mécaniques et métallurgiques. Il s’est par ailleurs établi à 63% dans le textile et cuir, et de 62% dans les industries électriques et électroniques. Pour ce qui est des ventes, Bank Al-Maghrib fait ressortir dans son enquête trimestrielle un redressement. Elles auraient enregistré une augmentation aussi bien sur le marché local qu’étranger.

Cette tendance a été relevée au niveau des industries textile et cuir, des industries chimiques et parachimiques, des industries mécaniques et métallurgiques et des industries électriques et électroniques. En revanche, les ventes auraient stagné dans les industries agroalimentaires. Les commandes ont également repris au titre du dernier mois de l’année 2020. Malgré cette progression, le carnet de commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale.

Par branche d’activité, la progression des commandes a été constatée au niveau des industries agroalimentaires, des industries électriques et électroniques ainsi que dans toutes les sous-branches du textile et du cuir. Toutefois, les commandes au niveau des industries mécaniques et métallurgiques se sont repliées au moment où celles des industries chimiques et parachimiques ont stagné. S’agissant des perspectives, les industriels restent optimistes. Ils s’attendent globalement à une hausse de la production des ventes. Toutefois, 20% d’entre elles déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 34% pour ce qui est des ventes.

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