ImmobilierUne

20.000 bâtiments menaçant ruine à réhabiliter d’ici 2026 dans 3 régions

La situation de 16.000 bâtiments, soit 40%, a été réglée jusqu’à présent.DR

Cette classification sera élargie aux autres villes dès la semaine prochaine

Stratégie»
Le programme de réhabilitation des bâtiments menaçant ruine a été mis sur pied à Casablanca, Rabat-Salé, Essaouira, Tétouan, Marrakech et Fès. La ministre a précisé que près de 6000 bâtiments ont été recensés dans la région de Rabat-Salé , 10.000 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima et 4.000 à Casablanca.

Lors de son dernier passage à la Chambre des représentants lundi 16 janvier 2023, la ministre de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Fatima Ezzahra El Mansouri a reconnu des lenteurs dans la mise en œuvre du programme de réhabilitation des bâtiments menaçant ruine. La ministre a fait part de l’existence de plusieurs contraintes, à savoir l’absence de données, le manque d’expérience et les revenus limités des bénéficiaires. La ministre espère que la vision 2022-2026 élaborée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant Ruine (ANRUR) produira des résultats positifs. Mme Mansouri a indiqué que cette stratégie permettra d’établir un diagnostic des bâtiments menaçant ruine et de classifier ces bâtiments dans chaque région du Royaume. Autrement dit, ce programme permet d’établir un état des lieux de chaque bâtisse dégradée et menaçant ruine, de collecter les données socio-économiques des occupants, ainsi que la réalisation de la géolocalisation de chaque bâtisse.

Ce programme a été mis sur pied à Casablanca, Rabat-Salé, Essaouira, Tétouan, Marrakech et Fès. La ministre a précisé que près de 6000 bâtiments ont été recensés dans la région de Rabat-Salé, 10.000 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima ainsi que 4.000 à Casablanca. Mme Mansouri a fait savoir que cette classification sera élargie aux autres villes la semaine prochaine, ce qui permettra de mettre en place une base de données et d’un observatoire de vigilance, de suivi et d’évaluation de ce programme. Grâce à l’ANRUR, le ministère dispose d’une vision claire pour traiter le phénomène des bâtiments menaçant ruine. S’agissant du bilan du programme de réhabilitation des bâtiments menaçant ruine, la ministre a souligné que depuis 2012, 78 accords ont été signés concernant plus de 41.000 bâtiments menaçant ruine, avec une population de 76.000 familles.

Elle a fait savoir que la situation de 16.000 bâtiments, soit 40%, a été réglée jusqu’à présent et les conditions de vie de 40.000 familles, soit 52%, ont été améliorées. Le montant total investi par l’État s’élève à 7 milliards de dirhams, dont une contribution du ministère de 2,2 milliards DH. Pour rappel, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine joue un rôle central. Celle-ci est chargée des missions d’élaboration, d’étude des stratégies, programmes urbains et projets relatifs à la rénovation urbaine et à la réhabilitation des tissus et des bâtiments menaçant ruine . Elle a aussi pour mission d’élaborer et de superviser la mise en œuvre des schémas et plans nécessaires à cet effet, ainsi que des opérations visant à valoriser les différents domaines urbains que ce soit par les opérations de démolition, de reconstruction ou de rénovation ou à travers le développement des infrastructures, la desserte en équipements de base, de l’édification de logements ou la réalisation des opérations d’aménagement foncier.«

Articles similaires

EconomieUne

Baleària renforce son dispositif en vue de l’Opération Marhaba

La compagnie maritime espagnole augmente le nombre de liaisons et de sièges

EconomieUne

ONDA : Bientôt une solution intelligente pour les aéroports de Casablanca et Rabat

L’objectif principal de ce projet est la mise en place et l’intégration...

EconomieUne

Services marchands non financiers et commerce de gros : Des anticipations positives formulées pour le deuxième trimestre

45 % des répondants à l’enquête du HCP confirment une hausse de l’activité...

EDITO

Couverture

Nos supplément spéciaux