Première édition des rencontres du Digital by PortNet : Agir «intelligemment» et «collectivement» pour réussir la transformation numérique

Première édition des rencontres du Digital by PortNet : Agir «intelligemment» et «collectivement» pour réussir la transformation numérique

La compétitivité du commerce extérieur va de pair avec le déploiement d’outils hautement performants et l’engagement de tous les acteurs concernés.

Les produits et les services connectés continueront de bouleverser inévitablement tous les secteurs dont celui du commerce extérieur. Au sein de ces mutations profondes, le Maroc ne fait pas exception. Le nouveau modèle de développement aspire à porter notre pays à un autre palier de croissance, ce qui nécessite la mobilisation pleine et entière de tous les acteurs concernés. Dans ce schéma, le numérique se présente comme levier majeur au vu de son potentiel transformationnel rapide. Néanmoins, cet outil se heurte à des résistances culturelles mais aussi d’infrastructures. Pour en décrypter l’évolution, PortNet a organisé le 29 septembre 2021 la première édition des rencontres du digital sous la thématique centrale «L’innovation digitale au service de la compétitivité et du développement économique du Maroc». A cette occasion, l’Agence de développement du digital (ADD) et PortNet.SA ont signé un accord de partenariat.

Vers une logique de digitalisation avancée

Les rencontres du digital se veulent être une anticipation à l’application des recommandations issues de la vision apportée par le nouveau modèle de développement, notamment dans sa composante relative à la digitalisation et ses conséquences sur la facilitation du recours à l’information, des procédures et des échanges de données. «Nous aspirons à faire de ces rencontres un rendez-vous récurrent et une plateforme d’échange entre les différents partenaires dans le but d’assoir une dynamique permettant de capitaliser sur les success stories dans le domaine de la digitalisation afin de promouvoir des synergies entre les différents acteurs qui concourent au transit portuaire des marchandises», souligne Nadia Laraki, directrice générale de l’Agence nationale des ports (ANP). Dans ce sens, il faut dire que la compétitivité du commerce extérieur va de pair avec le déploiement d’outils hautement performants et l’engagement de tous les acteurs concernés. De même, l’efficacité du système portuaire dépend du niveau de maturité de tous les systèmes déployés. «Nous nous devons tous de nous inscrire dans une construction collégiale pour pouvoir justement garantir l’efficacité de notre écosystème», relève Nadia Laraki. Parallèlement, la pandémie de Covid-19 a accéléré le processus de digitalisation au Maroc. «Cette nouvelle crise a exigé de nous tous une forte agilité et une résilience afin de maintenir le cap et garantir la continuité de nos activités», explique-t-elle. En effet, ce défi a été relevé en ayant recours à la digitalisation accélérée. Cette conjoncture a enclenché à son passage de nouveaux modes de fonctionnement et de nouvelles habitudes de travail et par conséquent l’usage de nouveaux modes d’échanges. D’ailleurs, l’ANP travaille sur plusieurs projets d’envergure pour l’accélération de la transformation digitale des ports. Chose que Nadia Laraki n’a pas manqué de souligner précisant que, «avec nos partenaires, nous sommes dans une optique de développement exponentiel à travers différents projets de simplification et de digitalisation de la chaîne logistique et du commerce extérieur».

Laisser place aux échanges d’informations

Pour sa part Ahmed Laamoumri, secrétaire général du département de la Réforme de l’administration, a mis l’accent sur la nécessité de rompre avec les pratiques classiques et de repenser nos méthodes de gestion. «Malgré les avancées réalisées, nous avons besoin d’une mobilisation générale pour pouvoir répondre aux attentes des citoyens et des entreprises», relève Ahmed Laamouri mettant en avant l’importance de travailler ensemble et créer une interconnexion entre les différentes administrations. Pour lui, il faut aller au-delà de la simple notion d’échange de documents et passer aux échanges d’informations et de données puisque les règlements le permettent.

Lancer la réflexion sur les technologies innovantes

L’innovation est la clé de réussite de tout changement. S’exprimant lors de de cet évènement, Sidi Mohammed Drissi Melyani, directeur général de l’ADD, a rappelé les chantiers menés par l’Agence et son rôle dans le contexte du modèle de développement. «Aujourd’hui si on essaie d’analyser ce nouveau modèle de développement, on notera qu’il est principalement axé sur la thématique d’innovation qui fait intervenir les technologies immersives et les ressources humaines. On n’a pas le choix, on doit former nos ressources humaines. On doit préparer ce qu’on appelle la génération digitale à cette transformation. On doit aussi préparer l’environnement en termes de réglementation, d’infrastructures et de conduite du changement». Et de poursuivre :

«La technologie artificielle, la robotique, l’Internet des Objets, les technologies immersives vont générer de profonds changements au niveau de l’économie mondiale. A titre d’exemple, des études prévoient que 70% des entreprises à travers le monde vont adopter l’intelligence artificielle d’ici 2030. Il faut donc lancer une réflexion sur le sujet et mettre en place un plan d’action pour faire adhérer l’écosystème marocain à cet écosystème d’intelligence artificielle».

Le DG de l’ADD explique qu’on parle désormais dans certains pays de la transformation en faisant référence à l’intelligence artificielle. «L’intelligence artificielle peut entraîner une croissance du PIB mondial de 1,2%, soit une augmentation de 15 trillions de dollars d’ici 2030», ajoute-t-il mettant l’accent sur les écarts que cette situation pourrait créer dans le monde entre pays si les politiques publiques adaptées ne sont pas mises en place.

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