Edito : Prévention bancaire

Edito : Prévention bancaire

Dans leur dernier rapport consacré à la situation économique au Maroc, les experts de la Banque mondiale ont dressé un tableau général globalement rassurant aussi bien pour l’état actuel que pour les perspectives.

Cependant, dans le chapitre des défis, et même si cela est passé presque inaperçu, le rapport a attiré l’attention sur un facteur d’équilibre central pour l’économie marocaine, à savoir la résilience du secteur bancaire.

Certes, et comme le reconnaissent les experts de la BM, les banques marocaines disposent d’un matelas de réserves et de capitaux suffisamment confortable pour leur permettre de faire face à la détérioration du risque et à la défaillance des débiteurs. Laquelle défaillance pourrait s’aggraver à cause des effets de la crise sanitaire. De même, les dispositifs qui permettent à la banque centrale de suivre de près l’évolution des fondamentaux du secteur financier ont démontré jusque-là leur efficacité et leur utilité surtout en ce qui concerne les créances dites en souffrance et les impayés. Mais l’histoire des crises financières et bancaires à travers le monde a montré que le phénomène est le plus souvent sournois, invisible, malgré tous les dispositifs prudentiels, et n’apparaît au grand jour que quand la situation devient critique, voire irrécupérable. Pour le secteur bancaire marocain, un tel scénario n’est assurément même pas envisageable au vu de la solidité dont il a toujours fait preuve et qu’il vient de démontrer encore face à la crise sanitaire et économique majeure qu’a connue le monde. Mais mieux vaut prévenir que guérir.

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