68% des Marocains considèrent le changement climatique comme une urgence

68% des Marocains considèrent le changement climatique comme une urgence

Selon les résultats de l’étude baptisée «Vote populaire pour le climat»

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a publié les résultats de la plus grande enquête d’opinion publique sur le changement climatique jamais réalisée. Baptisée «Peoples’Climate Vote» (Vote populaire pour le climat), cette étude, menée en collaboration avec l’Université d’Oxford dans 50 pays abritant plus de la moitié de la population mondiale, révèle ainsi que 68% des Marocains se disent inquiets et considèrent le changement climatique comme une urgence mondiale. Selon les résultats, 52% d’entre eux estiment que des mesures d’envergure doivent être prises d’urgence. En effet, les moins de 18 ans représentent 69% des répondants alarmés par le changement climatique. L’enquête ressort, de plus, que les répondants souhaitent l’adoption de politiques climatiques plus ambitieuses que celles appliquées actuellement dans six domaines d’action, à savoir l’énergie, l’économie, les transports, l’agriculture et l’alimentation, la nature et la protection des personnes.

Dans ce sens, 44% des Marocains recommandent d’utiliser des techniques agricoles respectueuses du climat, 44% souhaitent utiliser l’énergie solaire, éolienne et renouvelable, 47% veulent conserver les forêts et les terres, 44% sont pour des voitures et des bus électriques plus propres, ou des vélos. L’étude révèle également que 44% préconisent l’investissement dans les entreprises et les emplois verts, 39% souhaitent installer davantage de systèmes d’alerte rapide en cas de catastrophe, 38% estiment construire des infrastructures et préserver la nature pour protéger les vies et les moyens de subsistance, 34% pensent qu’il faut garder l’océan et les voies navigables en bonne santé, 33% recommandent d’améliorer la conception et la planification des villes et des communautés rurales et 31% veulent faire payer aux entreprises leur pollution.

Pour noter, l’enquête «Vote populaire pour le climat» a été distribuée via des réseaux de jeux mobiles afin d’inclure des groupes de personnes difficiles à atteindre avec les méthodes de sondage traditionnelles, comme les moins de 18 ans. Les experts de l’Université d’Oxford ont pondéré l’immense échantillon de répondants afin qu’il soit représentatif des profils de population dans les pays sondés pour ce qui est de l’âge, du genre et du niveau d’instruction, ce qui a permis d’aboutir à une marge d’erreur de seulement +/- 2%.

En utilisant une approche nouvelle et non conventionnelle des sondages, cette étude, selon le PNUD, est un pilier de la campagne Mission 1.5 lancée en 2020 par le Programme des Nations Unies pour le Développement et des partenaires, dont l’Université d’Oxford, et un certain nombre d’organisations non gouvernementales (ONG), pour éduquer les gens sur les solutions au changement climatique et leur demander les mesures que les gouvernements devraient prendre. «L’objectif du vote des peuples pour le climat est de connecter le public aux décideurs politiques – et de fournir à ces derniers des informations fiables sur la question de savoir si les gens considèrent le changement climatique comme une urgence et comment ils souhaitent que leur pays réagisse», explique le PNUD.

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