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Sous-performance des garçons en lecture

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Les résultats d’une nouvelle étude de Policy Center for the New South révèlent une différence significative entre les sexes en lecture. En mathématiques, l’écart entre les filles et les garçons n’est pas statistiquement significatif. Les détails.

Policy Center for the New South vient de publier une nouvelle étude intitulée « Ecart entre les sexes dans l’apprentissage scolaire» : données micro-économiques au Maroc. Cette étude examine spécifiquement l’écart entre les sexes dans les résultats scolaires en lecture et en mathématiques. L’objectif est d’identifier les facteurs qui influencent les différences de performance entre les sexes et leur ampleur. Pour ce faire, les auteurs de l’étude, à savoir Aoumar Lbourk et Karim El Aynaoui, ont analysé les données microéconomiques de 5.427 étudiants extraites des enquêtes PIRLS 2016 et TIMSS 2015. Les résultats révèlent une différence significative entre les sexes en faveur des filles en lecture, tant au niveau national que dans les zones urbaines. En effet, le score moyen des filles (379,2 points) en lecture est supérieur de 29,93 points à celui des garçons (349,2 pt). En mathématiques, cependant, le score moyen des garçons (368,4 pt) est supérieur à celui des filles (364,8 pt), mais pas de manière significative avec une différence de 3 points au niveau national. L’analyse des facteurs contribuant à l’écart en lecture met en évidence trois variables importantes : le retard scolaire, la fréquentation préscolaire et les conditions familiales. Ces facteurs jouent un rôle crucial dans l’explication de l’écart entre les sexes dans les performances en lecture. Le retard scolaire est un facteur clé influençant l’écart de lecture, les élèves ayant des retards affichent des scores de lecture inférieurs. Une intervention précoce pour remédier aux retards scolaires est cruciale pour promouvoir les compétences en littératie. La fréquentation préscolaire est associée à des scores de lecture plus élevés, ce qui souligne l’importance de l’éducation de la petite enfance dans le développement des compétences de base en lecture. Les conditions familiales ont aussi un impact significatif sur l’écart de lecture. Un environnement familial favorable améliore les compétences en lecture et le rendement scolaire. Ainsi, les familles riches et éduquées offrent non seulement un climat propice à l’accumulation de connaissances, mais préparent également mieux les élèves à l’école. Les disparités socio-économiques se reflètent dans les performances des garçons et des filles, ce qui indique que l’écart entre les sexes est stratifié par milieu social. Dans leur étude, les auteurs recommandent la mise en place de mesures de soutien et la mise à niveau des élèves qui entrent directement à l’école primaire. De plus, les défis liés aux caractéristiques de l’école et des enseignants, tels que la disponibilité de la bibliothèque, la taille des classes, le sexe de l’enseignant, le niveau d’éducation et l’expérience, doivent être abordés.

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