Cap sur l’Afrique de l’Est et australe: Le Royaume pousse les limites de sa coopération plus loin

Cap sur l’Afrique de l’Est et australe: Le Royaume pousse les limites de sa coopération plus loin

Le Rwanda, qui affiche un taux de croissance annuel de près de 7%, est décidé à renforcer ses liens avec le Maroc qui fait partie des économies émergentes à l’échelle continentale.

Après avoir construit des liens solides d’amitié et de coopération avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, le Maroc pousse la frontière de sa coopération encore plus loin en s’ouvrant sur les pays de l’Afrique de l’Est et australe. Au cours du mois d’octobre dernier, le Souverain a effectué une visite historique à trois grands pays de l’Afrique de l’Est, en l’occurrence le Rwanda, la Tanzanie et l’Ethiopie. C’est à la tête d’une délégation très importante composée de conseillers royaux, des ministres ainsi que d’opérateurs économiques que SM le Roi est allé à la rencontre des peuples et gouvernements de ces trois pays respectifs avec comme objectif de renforcer les liens et d’ouvrir une nouvelle page de la coopération économique et politique.

Majoritairement anglophone, cette partie de l’Afrique occupe aujourd’hui une place importante dans la stratégie de coopération du Royaume avec ses partenaires sur le continent.

Dans ce sens, la visite au Rwanda a permis d’effectuer un grand saut en avant dans la coopération et le renforcement des relations bilatérales. Il faut dire que ce pays est considéré actuellement comme un modèle de développement dans cette partie du continent grâce à une nouvelle approche adoptée par les autorités en place ainsi qu’une série de réformes novatrices. Le Rwanda, qui affiche un taux de croissance annuel de près de 7%, est décidé à renforcer ses liens avec le Maroc qui fait partie des économies émergentes à l’échelle continentale. La visite royale en Tanzanie fut également un moment fort et hautement symbolique marquant un tournant historique dans les relations entre les deux pays. Le Souverain se rendait ainsi pour la première fois dans ce pays depuis son accession au Trône avec le but de poser les jalons d’une coopération fructueuse pour les deux peuples. Cette visite est ainsi venue pour donner une plus forte impulsion aux relations bilatérales.

Ce ne sont donc pas moins de 22 conventions et accords de coopération qui ont été signés portant notamment sur la coopération économique, scientifique et culturelle, l’établissement d’un mécanisme de consultations politiques, le domaine des hydrocarbures, énergies, mines et géologie, le transport aérien, l’agriculture, les pêches maritimes et les engrais. Ils concernent aussi les énergies renouvelables, le tourisme, l’établissement et le développement de l’assurance de culture en Tanzanie, la promotion de clusters industriel et logistique, ainsi que le développement de corridors logistiques et ferroviaires entre les ports et les clusters industriels. L’Afrique australe n’est pas en reste dans la nouvelle politique du Maroc. La percée du Royaume dans cette zone géographique est symbolisée par la visite royale en Zambie.

Le Souverain vient d’effectuer une visite importante dans ce pays à la tête d’une grande délégation. Il faut dire que les échanges commerciaux bilatéraux restent en deçà des attentes et des potentialités dont disposent le Maroc et la Zambie. Il existe, cependant, une volonté ferme de poser les jalons d’une coopération bilatérale et multilatérale basée sur une approche win-win. Le dynamisme économique dans les deux pays offre des perspectives nouvelles, notamment pour le secteur privé. Les entreprises marocaines qui investissent de plus en plus dans le continent, dans les domaines des télécommunications, finance, mines, construction, eau et électricité,… opèrent déjà dans plus d’une vingtaine de pays subsahariens.

La visite royale, la première dans ce pays d’Afrique australe, donnera à coup sûr une nouvelle impulsion aux liens bilatéraux en se basant notamment sur les points de complémentarité. Au cours de la visite royale, pas moins de 19 accords gouvernementaux et de partenariat économique entre les deux pays ont été signés. Ils couvrent des domaines aussi divers que les consultations politiques, les services aériens, la protection des investissements, la finance, les assurances, l’enseignement, la formation, le tourisme, l’agriculture, la technologie, l’industrie, les mines et les énergies renouvelables.

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