Agadir rend hommage au film amazigh

Après le festival du cinéma de l’immigration, c’est au tour du film amazigh d’être célébré sur son propre terrain. Pour sa première édition, Issni N’ourgh, «Couronne d’or» en amazigh, a marqué la scène artistique de la région.
Fruit d’une année de travail de trois jeunes du Souss, le festival Issni N’ourgh a été le moment d’ovationner le succès enregistré par différents films amazighs. L’idée, née pour combler l’absence totale d’un événement dédié au film amazigh, a très vite fait son chemin pour se concrétiser grâce au trio organisateur : Latifa Mzik, Rachid Moutchou et Rachid Bouksim.  Ces derniers ont même créé une association pour relever le défi et surtout prouvé à tous qu’Agadir a son mot à dire en matière de cinéma. C’est ce qu’affirme, d’ailleurs Rachid Bouksim, directeur du festival, qui tient à souligner que «le film amazigh a acquis ces titres de noblesse sur la scène cinématographique marocaine». C’est à plus d’un titre que cet festival est venu couronner le film amazigh. Le festival a été précédé par une caravane cinématographique qui a fait le tour de plusieurs villes du Sud dont Tata, Guelmim et Ouarzazate du 10 au 20 avril. «Nous avons opté pour l’idée d’une caravane cinématographique dans le but de faire découvrir aux spectateurs le film amazigh à travers les projections», explique Rachid Bouksim. Et d’ajouter que «cette phase de projection a constitué un moment de contact et un lancement de la première partie de notre festival».
D’une vingtaine d’œuvres présélectionnées, neuf films ont été retenus pour participer à la compétition à l’issue de laquelle des prix sont octroyés par les membres du jury constitué de professionnels de la scène cinématographique, mais aussi culturelle amazighe. Dans ce cadre, cinq prix ont été attribués. Le Prix de la meilleure interprétation féminine a été attribué à Fatima Irkha. Quant à la meilleure interprétation masculine, le prix a été attribué à Abdellatif Attif.
Le prix du meilleur scénario a été décerné au film «Talouht lwalidin», de Lhoucine Bardoise. Le film « Wach » du réalisateur Brahim Chikiri a eu, pour sa part, le prix de la meilleure réalisation. La couronne d’or a été décernée au film amazigh «Imourran» de Abdallah Dari qui a remporté donc le prix Issni N’ourgh. «Notre objectif est de faire de ce festival un événement de grande taille qui aura pour mérite de faire valoir le film amazigh. En favorisant l’échange et en stimulant la créativité, le festival Issni N’ourgh sera un rendez-vous incontournable pour les réalisateurs et artistes», souligne Rachid Bouksim.
Autre fait marquant de ce festival : l’hommage rendu à l’équipe du premier film amazigh «Tamrart  ouargh» pour son réalisateur Lhoucine Beyzgarne.

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