Amina Bouayach : «Je n’ai jamais réussi à faire du baghrir»

Amina Bouayach : «Je n’ai jamais réussi à faire du baghrir»


ALM : Savez-vous préparer le baghrir  durant le mois de Ramadan ?
Amina Bouayach : (Rires) Non, je n’ai jamais réussi à faire du baghrir. D’ailleurs, mes enfants ne l’aiment pas, raison de plus. Ainsi, je ne fournis pas d’effort pour apprendre à préparer le baghrir. A chaque fois que j’ai des invités au Ftour, j’achète le baghrir ou bien je ramène quelqu’un à la maison pour le préparer. Toutefois, cela ne veut pas dire que je ne sais pas cuisiner. En fait, je prépare des plats délicieux de poissons, les tajines, les gâteaux, etc. Je prépare bien évidemment la harira. 
 
Vous êtes souvent très sérieuse. Le fait de rigoler de temps en temps constitue-t-il une violation des droits de l’Homme ?
Absolument pas ! Bien au contraire, les droits humains sont le domaine où il faut qu’il y ait plus de spontanéité. Dans le cadre de l’action en faveur de la consécration des droits de l’Homme, on vit des moments de joie et d’autres de souffrance et de tristesse. Nous nouons des relations d’amitié dans le cadre du travail. Malheureusement, les gens sont devenus plus portés par les préoccupations de la vie au quotidien et stressés dans leur travail. 
 
Pourquoi vous ne vous maquillez pas ?
(Rires). En fait, je n’ai pas besoin de modifier l’aspect de mon visage à l’aide de produits cosmétiques. J’aime la spontanéité et la simplicité. J’ai mes propres critères de beauté. La beauté réelle ne demande pas de maquillage. Etre belle veut dire beaucoup de choses. Faire du sport, être sincère avec les gens, être à l’écoute des autres et être toujours souriante à leur égard, sont également des critères de beauté. 
 
Durant ce mois sacré, est-ce qu’il vous arrive de porter une djellaba ?
A vrai dire, je porte la djellaba très rarement. Je me suis habituée à ne porter que des habits pratiques. Je ne porte la djellaba que pour assister à un deuil par exemple.
 
Toujours concernant les habits, on vous voit souvent porter un jean et un gilet, cela est-il dû au fait que vous aimez les films de western ?
Les films de western ne sont pour rien. Je porte le pantalon car il est plus pratique, étant donné mon travail quotidien. Auparavant, par contre, je portais beaucoup plus les jupes.
 
Rêvez-vous de devenir dirigeante d’un parti politique ?
L’action politique est sensiblement différente de celle pour les droits humains.  Mais je suis convaincue que les deux actions sont complémentaires sans être de même genre. La première nécessite des compromis et une mobilisation autour des intérêts économiques, de partage du  pouvoir et la deuxième, une action  fondamentalement de mobilisation autour des valeurs et des principes et de plaidoyer sans chercher à avoir le pouvoir de décision. Sans doute, je serais  de ceux et celles qui soutiendront une femme dirigeante d’un parti politique, ça animera, sûrement l’action politique.

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