Festival gnaoua : Une invitation au partage et à la découverte des cultures

Libération des énergies, jeunesse, tolérance, dialogue, spiritualité, identité, communion … autant d’idées et d’expressions qui ont été au cœur du Festival gnaoua et musiques du monde. Une aventure exceptionnelle qui fêtera bientôt ses 11 ans. Selon les organisateurs, cette année le festival réaffirme «sa volonté de mettre en valeur le patrimoine gnaoua dans toute sa diversité et d’inviter les meilleurs artistes de world musique et jazz à venir se produire dans le cadre unique et magique d’Essaouira». Les musiciens gnaoua seront à l’honneur. Chaque soir à minuit, les puristes pourront se délecter des concerts 100% Gnaoua sur la scène Bab Doukkala et des lilas traditionnelles dans le cadre exceptionnel de la Zaouia Gnaoua. Nouveau foyer de musique dans la médina, la scène Bab Doukkala fera également voyager les spectateurs vers des horizons musicaux très différents: musique populaire et traditionnelle marocaine avec Raïssa Tamintaght et Raïss Outajjajt ou Gourpe Darhem, sons enchanteurs des trois ouds réunis des Palestiniens les frères Joubrane, ou encore rythmes gnaouis d’Algérie avec Diwane El Kasbah. Un concentré des meilleurs sons actuels sera proposé par les scènes Moulay Hassan et Bab Marrakech. Le public y découvrira le jazz bouillonnant du pianiste belge Eric Legnini, le reggae de Kymani le fils de bob Marley, en passant par le virtuose américain du saxophoniste Wayne Shorter et son quartet. Également se produiront dans ces mêmes scènes, le guitariste anglais de blues Justin Adams, le Malien Toumani Diabaté et les percussions traditionnelles coréennes de la troupe Samulnori Molgae. Moulay Hassan et Bab Marrakech accueilliront par ailleurs, des concerts de fusion où se marieront les sonorités de la musique gnaouie et des musiques du monde. Sur les petites scènes de la médina, la nouvelle génération de maâlems, incarnée par Saïd Boulhimas qui a fait sensation l’an dernier lors du concert «Band of Gnawa», sera aux côtés des grands maâlems tels que Allal Soudani, Saïd El Bourqui ou encore Abdeslam Belghiti, dans des concerts en journée et en soirée. Toujours dans le même esprit d’ouverture et de dialogue instauré par le Festival, la place Al Khayma et le Marché aux grains s’ouvriront également à d’autres musiques traditionnelles marocaines, Ganga, Haddarates et Hmadcha. Les amateurs de fusion-électronique et les fans des musiciens de la scène marocaine actuelle ne seront pas en reste avec deux scènes dédiées, la scène Pepsi et la scène Méditel. Ainsi selon ses goûts, le public pourra choisir entre 10 scènes du festival, parmi lesquelles existent 10 programmations différentes mais complémentaires. Reconnu mondialement parmi les plus grandes manifestations musicales, le Festival continue aujourd’hui son chemin pour proposer, encore et toujours, le meilleur de la musique, celle qui a pour premier instrument le cœur.

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