France : sur Facebook, un adolescent révèle un meurtre

Le corps sans vie d’un homme d’une quarantaine d’années a bien été retrouvé, le 2 juillet, après-midi, rue Nuyens à Bordeaux-Bastide. Il gisait au milieu de taches de sang dans un local appartenant à la supérette du quartier, mais désaffecté et servant de squat. Aucun papier d’identité, aucun élément probant n’avait permis, hier soir, de mettre un nom sur ce cadavre. L’homme présentait bien et n’était pas connu comme sans domicile fixe fréquentant cette petite salle, fermée d’une porte métallique. Si les policiers de la sûreté départementale ont cherché puis trouvé le corps, c’est qu’ils avaient été renseignés. De curieuse manière. En début d’après-midi, une jeune femme s’est présentée à la brigade de gendarmerie de Coutras. Elle venait soulager sa conscience et révéler que son frère prétendait avoir tué un homme. Davantage par vantardise que pris de remords au vu de la teneur de l’appel, l’adolescent aurait téléphoné à sa sœur, l’informant du meurtre! Pire, sur sa page Facebook, il déconseillait de se rendre dans ce local désaffecté servant de squat. Il prédisait une mauvaise surprise. Les gendarmes ont tout de suite avisé les policiers qui ont fait la macabre découverte. Le procureur de la République, Claude Laplaud, s’est immédiatement rendu sur place tandis que les policiers de l’identité judiciaire prenaient les premiers clichés et procédaient aux constatations d’usage. Une autopsie a été ordonnée par le magistrat. Il est en effet trop tôt pour affirmer de quoi est mort l’homme retrouvé dans le local. Pendant ce temps, d’autres enquêteurs cherchaient à localiser l’adolescent qui s’est dénoncé par téléphone. Cet habitant de Coutras, âgé de 17 ans et placé en foyer dont il était en fugue, a finalement été interpellé à Bordeaux dans l’après-midi. Il a été placé en garde à vue à la sûreté départementale. Mais l’enquête ne fait que démarrer. L’adolescent qui s’est vanté, est-il témoin ou auteur du meurtre ? Depuis quand la victime est-elle décédée ? Et comment ? S’agit-il d’un règlement de compte, d’une mauvaise rencontre, d’un vol qui a mal tourné ? Autant de questions auxquelles les policiers devront répondre.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *