Johnny Halliday : Le rocker frenchy

Jean-Philippe Smet, alias Johnny Halliday, est né le 15 juin 1943 à Paris. Très jeune, il fait ses premiers pas dans le monde du spectacle et de la pub. En 1957, le jeune garçon fait la connaissance de Jacques Dutronc et d’Eddy Mitchell qui s’appelait encore Claude Moine. Un jour, Jean-Philippe tombe sur le film «Lovin’you» où joue le célèbre chanteur Elvis Presley et alors tout bascule. Le jeune homme n’a plus qu’une seule ambition : devenir chanteur de rock. Lui et ses amis vont alors régulièrement au club de rock’n’roll très tendance, le Golf Drouot. En décembre 1959, Johnny apparaît dans une émission télé, «Paris Cocktail» et séduit Jacques Wolsohn, directeur artistique chez Vogue.
Ce dernier lui propose alors de signer un contrat. A seulement 16 ans, le chanteur devenu entre temps Johnny Hallyday, sort son premier 45 Tours, «Laisse les filles» et «T’aimer follement» en janvier 1960. Mais c’est avec le titre «Souvenirs, souvenirs» que Johnny emballe les foules à chacun de ses concerts, provoquant l’hystérie, que ce soit au Golf Drouot ou à l’Olympia. Johnny et ses autres collègues rockeurs: les Chats Sauvages de Dick Rivers, les Chaussettes Noires d’Eddy Mitchell adaptent les standards rock américains en les chantant avec des textes écrits en français.
En 1961, Johnny sort son premier 33 Tours, «Salut Les Copains». Il accumule les succès avec des classiques comme «Retiens la nuit» ou encore « L’idole des jeunes».En 1963, il débute une carrière cinématographique dans le film «D’où viens-tu Johnny». On le retrouvera ensuite dans de nombreux films et feuilletons télévisés. Durant cette année, Johnny atteindra son apogée avec un concert mémorable place de la Nation qui symbolise les années «Yéyé».
Il fait aussi parler de lui lorsqu’il rencontre la chanteuse Sylvie Vartan . Partout, on ne parle plus que de «Sylvie et Johnny», le couple le plus tendance de l’époque.
Les tubes et la gloire continuent à pleuvoir, avec le sulfureux «Que je t’aime et le plus que célèbre «Toute la musique que j’aime». Il enchaîne les albums avec «Derrière l’amour» en 1976 qui comporte le célèbre tube «Gabrielle».
En 1985, c’est le début de nombreuses collaborations avec des auteurs compositeurs phares de l’époque. Michel Berger lui écrit son album «Rock’n’roll attitudes» alors que Goldman lui compose «Gang» en 1986. En 1992, Johnny fait paraître une anthologie de 17 CD. On décline du Johnny sous toutes ses formes. Plus qu’une star, il est un produit culturel à lui tout seul: tee-shirts, vidéos, briquets, parfums, vêtements, objets cultes divers. Sa notoriété confine à l’idolâtrie. Le Johnny des années 1990 et 2000 est toujours aussi populaire, avec des concerts gigantesques au Parc des Princes, au Stade de France sans compter les albums composés par les grands talents du moment, comme Patrick Bruel, Pascal Obispo, Bryan Adams, Gerard De Palmas ou encore le groupe Kyo, qui sont à chaque fois d’énormes succès. En témoigne son dernier album « Ma Vérité» qui est un énorme succès.
Résolument optimiste, l’homme aux 18 albums de platine et aux plus de 80 millions d’albums poursuit sa carrière en renouvelant sans cesse son répertoire tout en restant fidèle à ses amis, à ses convictions, et surtout à son public.

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