Lahcen Daoudi : «Je n’ai jamais senti le besoin de laisser pousser la barbe»

Lahcen Daoudi : «Je n’ai jamais senti le besoin de laisser pousser la barbe»


ALM : Pour faire cette interview vous nous avez demandé de vous contacter après la prière d’Addohr. Y a-t-il une raison particulière ?
Lahcen Daoudi : C’était pour des raisons purement techniques. Je devais accomplir la prière d’Addohr à la mosquée et je devais également légaliser certains papiers. En plus, après la prière d’Addohr j’ai beaucoup plus de temps libre pour répondre aux questions de cet entretien.

Comment se fait-il que vous ne faites pas pousser la barbe alors que vous êtes membre du PJD ?
Quand on aura accompli les 6000 fondamentaux (Faraid), on pourra alors se poser la question de certaines pratiques de la Sunna. Je me suis toujours rasé. Je n’ai jamais senti le besoin de laisser pousser la barbe. Au PJD, il n’y a pas de référence. Il n’y a pas de copieur chez nous. On ne cherche pas à plaire à x ou y. En plus, ma barbe ne pousse pas beaucoup, tout ce que je peux avoir c’est une petite moustache.

Que dites-vous à propos de l’affaire Zahia ?
Le monde est ainsi fait. Dans le milieu footballistique, ce sont des choses qui arrivent. Ce n’est pas parce qu’on est joueur de foot qu’on est à l’abri des scandales de ce genre. A vrai dire, j’ai été choqué par cette affaire. J’avais une image de Frank Ribéry autre que celle-là. En plus, je considérais Benzema, le joueur de Lyon, comme une étoile montante et un exemple à imiter pour les générations de migration, mais, malheureusement, il n’a pas pu être au-dessus de son instinct animal.

Comment vous faites pour être toujours disponible aux appels des journalistes ?
Pour moi, les étudiants et les journalistes sont sacrés. Il ne peut y avoir de développement et de progrès sans la recherche scientifique et il n’y a pas recherche scientifique sans étudiants. D’où la nécessité d’assurer une bonne formation académique à nos étudiants. Même chose pour les médias. Il ne peut y avoir de démocratie sans journalistes. C’est ainsi que nous devons alimenter tant qu’on peut les journaux nationaux.

Imaginez que les partis politiques marocains étaient des clubs de football et que le PAM vous propose un contrat et un bon salaire, accepteriez-vous de jouer pour lui ?
(Rire). Hélas ! même si on veut faire l’effort d’y jouer on ne saura jamais le jeu qu’elle veut jouer. Ce serait une équipe pire que l’équipe française au Mondial. Son entraîneur est parti, il n y a pas d’esprit d’équipe, ses joueurs ne se connaissent pas bien entre eux. C’est donc une équipe perdante et sans doute relégable en 2012. Moralité, il vaut mieux jouer dans une équipe solide et gagnante comme le Barça ou le PJD.

Est-ce que vous jouez au loto ou bien au Toto foot ? 
Je ne joue ni au loto ni au Toto foot même si on m’offre dix milliards de dirhams.

Et à onze milliards DH
(Rire) Jamais de la vie. C’est contraire à mes principes. Les principes ne sont pas objet de marchandage.

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