Leïla Gouchi : «Je sens que le chant coule dans mes veines»

Leïla Gouchi  : «Je sens que le chant coule dans mes veines»


ALM : Comment avez-vous trouvé le public tétouanais ?
Leïla Gouchi : Je participe pour la première fois au Festival «Voix de Femmes» qui est à sa 2ème édition. Cette manifestation se distingue par le fait qu’elle représente la femme militante marocaine. Et j’étais très contente de chanter pour les Tétouanais. C’est un public qui a un très bon goût. La petite scène où je me suis produite était pleine de spectateurs qui m’ont bien accueillie.

Pouvez-vous nous parler de vos dernières nouveautés ?
J’ai terminé mon premier album «Li Bghitou» (Celui que j’ai aimé). Il a été enregistré entre la Turquie, Vienne et le Maroc. C’est une autoproduction qui m’a permis de mieux choisir mes chansons. Cet album est composé de huit chansons dont deux orientales. Il comprend aussi la chanson «Saa Saïda » (Une heure heureuse) que m’a offerte le grand chanteur Mahmoud Idrissi et le parolier Mustapha Baghdad. Je viens aussi d’enregistrer avec les artistes Cheb Lamine et le rappeur Rim’k une chanson intitulée «La fierté». Celle-ci est produite dans le cadre du fameux projet «Maghreb United». Chacun de nous s’enorgueillit des atouts dont dispose son propre pays. Cet enregistrement va sortir en septembre prochain dans une grande édition à Paris.

Vous avez joué dans le long métrage «Toubib» aux côtés de Khadija Assad et Aziz Saâd Allah. Est-ce que cela vous encourage à participer à d’autres productions cinématographiques ?
Je n’ai jamais pensé travailler dans le domaine du cinéma. Lorsque le réalisateur Aziz Jahidi m’a proposé le scénario du film, il m’a plu et j’ai trouvé que le personnage que j’ai incarné m’allait si bien. J’ai beaucoup aimé l’expérience et j’ai reçu, par la suite, des propositions pour jouer dans d’autres films. J’ai pris un peu de temps avant de me décider. Je ne peux pas continuer dans les deux domaines. J’ai choisi le chant car je sens qu’il coule dans mes veines. D’autant plus que j’ai fait dix ans de conservatoire. Et je me suis produite, encore petite fille, pendant deux ans à l’émission télévisée «Al Kanat saghira».

Pouvez- nous parler de votre parcours depuis votre victoire à Studio 2M jusqu’à aujourd’hui ?
Après avoir remporté le prix du jury de Studio 2M 2005, il y a eu un changement radical dans ma vie. J’ai débuté ma carrière avec l’enregistrement «Koulli Saâ». Cette chanson a été tournée en clip à Charam Cheikh. J’ai pu produire mon premier album «Li Bghitou». Il vient de sortir au Canada.

Avez-vous trouvé du soutien et de l’encouragement de la part des artistes qui vous ont précédée dans le domaine de la chanson?
J’ai travaillé très dur pour arriver là où je suis. Et ce n’est pas facile pour une jeune artiste débutante de réussir facilement dans le domaine artistique. Surtout que je vis au Canada. J’ai fait tout ce qui est en mon pouvoir pour réussir jusqu’à produire mon album. Et si j’habitais au Maroc, j’aurais encore mieux fait.

Comment faites-vous pour concilier entre votre vie de femme mariée et celle d’artiste ?
Je fais tout mon possible pour assumer mes responsabilités de femme mariée et réussir ma carrière artistique. Et je crois qu’il faut bien savoir s’organiser pour réussir sa vie d’artiste. Je devais changer mes habitudes dès mon arrivée au Canada. Et le fait de vivre dans ce pays m’aide à m’organiser : je suis devenue très ponctuelle et j’ai appris à compter sur moi-même.

Quel souvenir gardez-vous de l’émission Studio 2M ?
C’était une expérience magnifique qui nous a appris à nous produire avec professionnalisme. Nous avons suivi notre apprentissage pendant un mois et demi avec beaucoup de sérieux. Cette expérience nous a donné confiance en nous-mêmes et nous a appris comment chanter devant le public. Elle nous a permis de gagner l’amour du public dans un temps très court.

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