Les «Nuits du Ramadan» célébrées à El Jadida

Les «Nuits du Ramadan» célébrées à El Jadida

Les «Nuits du Ramadan» est de retour. Du 25 août au 2 septembre, l’ancienne Mazagane accueillera pendant le mois sacré de Ramadan la troisième édition des «Nuits du Ramadan». Gratuits et en plein air, huit concerts seront présentés à la place magique de la cité portugaise, monument classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 2004. Cet événement est organisé par l’Alliance franco-marocaine d’El Jadida et la direction régionale de la culture des Doukkala-Abda avec le soutien de la province d’El Jadida. «Ces nuits sont devenues un rendez-vous incontournable pour le public d’El Jadida et d’ailleurs», ont indiqué les organisateurs de cet événement. Un moment privilégié de partage et d’échange autour des musiques spirituelles et traditionnelles: Aïssawa, Hamadcha, Gnaoua, Haddarate entre autres. Pour cette 3ème édition, les organisateurs ont voulu donner une dimension internationale à l’événement en invitant deux groupes étrangers. Le spectacle d’ouverture sera présenté par la voix des Comores Nawal. Originaire de l’archipel des Comores, Nawal auteur, compositeur et interprète est la première femme musicienne de ces îles à se produire en public. Sa voix profonde, chaude et prenante n’a pas mis longtemps à être reconnue comme «La voix des Comores».
Africaine de confession musulmane, elle a conservé la philosophie et le message qui l’anime. Descendante d’El Maarouf, un grand marabout soufi des Comores, elle continue de s’inscrire résolument dans la lumière d’un Islam fondé sur l’amour, le respect et la paix. Nawal chante essentiellement en comorien, en arabe, français et anglais. Traditionnelle et contemporaine, la musique de Nawal, résolument acoustique, tisse un harmonieux dialogue des cultures indo-arabo-persanes. À côté de cette voix spirituelle, les haddarates seront aussi au rendez-vous. Il s’agit de femmes qui chantent en chœur en arabe dialectal. Elles entonnent des chants sacrés et des louanges à la gloire du Prophète. Les chants sont souvent accompagnés d’instruments de percussion et culminent en des danses de possession ou de transe.
La hadra se pratique principalement dans les zaouïas ou les sanctuaires et parfois dans des maisons particulières entre femmes. Au programme de ces veillées artistiques on note également la participation du groupe Aïssawa de Fès.
La Tariqa Aïssawiyya est l’une des confréries marocaines les plus populaires et les plus appréciées du pays. Ses adeptes, fidèles du grand saint de Meknès Sidi Mohamed Ben Issa,  sont des mystiques et des musiciens accomplis. Ils offrent un rituel captivant et rythmé, où se mêlent poèmes spirituels et danses de transe festives. Est aussi au menu, un rendez-vous incontournable avec la musique gnaouie avec Maâlem Mahmoud Guinea. Il est incontestablement l’une des figures emblématiques de la musique gnaouie. Heureux temps où la « tagnaouite », apanage de quelques heureux élus, s’exprimait dans toute sa pureté cristalline. La soirée de clôture sera l’occasion d’écouter Bab Assalam, un trio qui nous vient de Syrie et de France. Une véritable ode au rapprochement des peuples, un appel à la fraternisation des cultures et des religions. Clarinette, oud, percussions et chant mettront donc la musique au service d’un certain humanisme. Pour la première fois, le festival propose également un stage de formation aux techniques d’enregistrement sonore à l’intention de jeunes musiciens jdidis.

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